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Australie : Melbourne Adelaide Perth déc. 1998-jan 1999

récit jour par jour de notre deuxième voyage en Australie

Melbourne

Melbourne 26-27 Décembre 1998 Vol Genève-Zürich au dessus de la Suisse enneigée… Vol « de nuit raccourcie » de Zürich à Bangkok avec Thai. Compagnie correcte, meilleure que Garuda, mais moins bonne que Singapore ou Cathay Pacific. Bonne correspondance avec le vol Bangkok-Melbourne, avec stop à Sydney. La vue aérienne sur le désert australien est superbe.

Arrivée à Melbourne sur le coup de minuit local, soit après 24h de voyage, dont 20 de vol.

28 Décembre 1998 20 minutes de taxi plus tard, nous arrivons au « Richmond Hill Hotel », 353 Church Street à Richmond, où une vaste chambre familiale (4 lits) nous attend, propre et calme. Après une longue nuit (nous ratons le petit déjeuner), nous partons en tram explorer Melbourne City. Un peu au hasard, nous traversons Princes Bridge et attérissons à SouthGate, un complexe commerical moderne truffé de restaurants au bord de la rivière Yarra. Après un petit lunch, nous traversons une passerelle moderne vers la gare si typique et explorons Elisabeth Street, très marchande, et admirons à Bourque Street les fameuses vitrines du magasin Myer, qui racontent un conte moderne (The 11th Hour) aux passants, qui font littéralement la queue devant cette attraction.

Nous rentrons à l’hotel vers 14h et faisons une énorme sieste amplifiée par le décalage horaire. A 18h30, nos amis Kristina et Damian viennent nous chercher et nous emmènent dans la maison qu’ils ont acheté et rénové à Kew. Avec deux de leurs amis de Sydney en visite à Melbourne pour assister à un match de cricket, nous passons une soirée très agréable. Laura et Julia se font leurs premiers amis austaliens : Ella bien sur, et Sam le chien de la maison. Le petit Marcus est un ange de jour, et un démon la nuit paraît-il.

29 Décembre 1998 Nous partons pour le fameux Victoria Market et découvrons en effet le spectacle étonnant de centaines d’échoppes, souvent tenues par des asiatiques, vendant tout ce que l’on peut imaginer pour pas cher. Les rayons de viande, de poisson et de fruits et légumes nous impressionnent, mais nous laissons quelques sous en habits et en kangourous en peluche.

Puis nous poursuivons vers St-Kilda, la banlieue balnéaire de Melbourne dans la baie de Port Philip. Malheureusement, un vent frigorifique nous empèche de nous baigner, et nous constatons que l’eau n’est pas plus chaude. Nous prenons notre premier « Fish & Chips » au bout de la jetée du port.

De retour à l’hotel, nous faisons une autre grosse sieste « décalage horaire » de 14h à 18, heure à laquelle nos amis viennent nous chercher pour le souper convenu la veille. Nous allons à deux pas de notre hotel dans le quartier vietnamien+chinois où nous mangeons très correctement, mais dans une ambiance un peu bruyante. Kristina nous propose d’aller ensemble le lendemain faire un tour sur le « Puffing Billy » le lendemain, mais seulement si Marcus la laisse dormir…

30 Décembre 1998 … Mais Kristina dormait encore (ou enfin) lorsque Damian nous téléphone à l’hotel pour nous dire qu’elle ne viendra pas au « Puffing Billy ». Nous décidons de renoncer à ce petit train à vapeur très prisé des touristes : nous nous disons que ce genre d’attraction est bien représenté en Europe, et nos filles se sentent plus attirées par le fameux zoo de Melbourne.

Le zoo est superbe. Nous y allons de bon matin, il n’y a encore que peu de monde et Julia contemple les koalas, wombats, platypus (ornithorinques) et echidnés, mais méprise les kangourous. Si les autres animaux nous sont plus connus, ils sont cependant très bien installés et soignés à Melbourne. Les gorilles notamment disposent d’un énorme enclos où ils peuvent vivre à leur aise.

Après notre traditionnelle sieste « jet lag », nous repartons en ville en direction du casino « Crown » mais nous perdons dans les trams et nous retrouvons à « South Melbourne ». Une demi-heure de marche plus tard, nous atteignons notre but. Le casino est un immense complexe de jeu, de loisirs, de magasins et de restos. Après un snack international (pizza, frites, sushi et baked pataoe…) nous sommes surpris à 21 heures pile par d’énormes flammes crachées par les piliers décorant le bord de la rivière. Les flammes sont si intenses que des bouffées de chaleur nous frappent et Laura se bouche les oreilles de frayeur.

Une petite promenade plus loin, nous découvrons une extraordinaire fontaine animée : des jets d’eau sortant directement du sol et illuminés de spots de toutes les couleurs enchantent pèetits et grands. Pendant que Laura s’improvise « magicienne » en commandant le spectacle à grands gestes de chef d’orchestre, des adolescentes se donnent en spectacle en se glissant entre les jets et en faisant croire qu’elles tentent d’éviter d’être trempées… Après une excursion dans le « Warner Bros. » Shop d’où l’on ressort en principe chargés de gadgets toonesques, nous admirons encor une fois les feux de 10h, avant de tenter de regagner notre hotel en tram.

Après avoir attendu un quart d’heure sans en voir la queue d’un, nous hèlons un taxi qui nous ramène à bon port. Plus tard nous réaliserons qu’il n’y a plus que deux ou trois trams par heure le soir, et que nous aurions du en changer deux fois…

31 Décembre 1998 La matinée commence par la prise en main d’une épave de location, une Ford totalisant 320’000 km et louée 22$ par jour. Le genre de véhicule pas dommage si on oublie de rouler à gauche… Une transmission automatique facilite heureusement la tâche du pilote droitier…

Daylesford Ballarat Hepburn

Nous allons faire quelques courses, notamment de bons vins et mousseux australiens, puis suivons nos amis vers Daylesford, un village éloignée de 120 km dans les collines. Après 1h30 d’autoroute et de routes de campagne, nous attérissons dans une ancienne habitation dont les parents de Kristina sont co-propriétaires et Damian un rénovateur inlassable.

Nous sommes bientôt rejoints par les parents de Kristina, Peter et Jane, puis par d’autres copropriétaires, Bob et sa femme, et enfin par Tom, un copain de Damian tout juste largué. Tout le monde est là pour un nouvel an campagnard typique !

Après avoir terminé en hâte la rénovation d’un pièce qui abritera les trois nanas enthousiasmées, nous allons au village de Daylesford assister au traditionnel concours de bucheronnage et au défilé. Le premier est spectaculaire des colosses coupant des troncs d’eucalyptus de 30 cm en 15 coups de hache seulement. Le second est plus surprenant, fait de chars et de locaux grimés défilant entre les véhicules de pompiers tous feux allumés.

Rentrant à la maison, nous découvrons un barbecue prêt à garnir de multiples plats froids de délicieuses viandes, le tout accompagné de nombreuses et excellentes bouteilles de vin. Le passage à 1999 se fait donc dans la bonne humeur et la simplicité de l’amitié sans chichis.

1er Janvier 1999 Pendant que nos hôtes rénovent les WC de leur havre campagnard, nous prenons la route vers Ballarat où, suivant le conseil denos amis, nous visitons « Sovereign Hill ». Dans ce parc est recréée l’ambiance de ce site de la ruée vers l’or qu’était Ballarat à la fin du XIXème siècle.

On peut commencer par chercher de l’or dans la rivière à l’aide d’une coupelle, puis, en désespoir de cause, monter vers la mine et son installation mécanisée de tamis. Une démonstration de coulage d’un lingot d’or fait toujours son petit effet. Après ça, on n’hésite pas à payer quelques dollars de minuscules pépites pour ramener un peu de précieux métal brut à ses amis.

De retour à Daylesford, nous passons une deuxième soirée animée et arrosée en l’honneur de l’anniversaire de mariage des parents de Kristina. Une petite conversation avec Bob m’apprend qu’il est prof de recherche opérationnelle, spécialiste des techniques de production du papier et qu’il connaît bien Dominique de Werra…

2 Janvier 1999 Nous quittons nos amis vers 10h pour rentrer à Melbourne en faisant un crochet par les bains de Hepburn. Ce petit village est le centre thermal d’Australie, avec une eau très minéralisée, légèrement gazeuse, et radioactive selon les affiches du début du siècle. Nous nous baignons dans la piscine « de relaxation », à 30° et dans le jaccusi à 34°, puis nous prenons un lunch étonnament correct avant de parcourir les 120 km de retour vers notre petit hotel de Richmond.

Après une petite sieste, nous prenons le tram et marchons depuis Princes Road au bord de la rivière vers SouthGate. Là, un jongleur de rue me choisit comme victime pour son show. Nous continuons ensuite vers le casino Crown et choisissons le « Cafe Greco », juste à côté des jeux d’eau. Les plats grecs sont corrects, mais le service laisse à désirer. Nous admirons les flammes de 9h, puis après une promenade ceux de 10h avant de rentrer à pied prendre notre tram de retour.

3 Janvier 1999 Nous partons vers 10h du matin et mettons 2h à parcourir les 120 km ponctués d’innombrables feux rouges qui nous séparent de Cowes, sur Philip Island.

Philip Island

Après quelques pas frileux sur la plage, nous nous réfugions dans le restaurant « L’isola di Capri » qui nous sert d’excellentes pâtes maison et une pizza délicieuse. Comme le patron parle à la patronne en italien, ce n’est pas étonnant.

En sortant, bonne surprise, le soleil est de retour et la plage s’anime. Même si l’eau est trop froide pour une vraie baignade, Laura et Julia se trempent et nous construisont un grand château de sable.

En fin d’après-midi, nous nous dirigeons vers l’attraction de l’île : Seals Rocks et la Penguin Parade.

Seals Rocks est un très beau lieu ou se sont installés des milliers de phoques à fourrure qui, après avoir été massacrés, sont maintenant hyper protégés. Tellement qu’il n’est pas possible de les approcher, mais seulment de les voir en vidéo sur des écrans géants depuis un bâtiment à touristes. En fait, l’entrée ne vaut pas vraiment le coup. Nous avons surtout profité de l’aire de pic-nic à l’extérieur, avec une vue sublime sur l’océan et le soleil couchant.

La Penguin Parade est beaucoup plus marrante. Après avoir tué le temps dans le Visitors Center, nous rejoignons les hordes de touristes sur la plage où, peu après le coucher du soleil, des centaines de petits pingoins rentrent de la pêche et traversent la plage pour rejondre les terriers où les attendent leurs petits affamés.

Le retour de nuit jusqu’à Melbourne n’est pas plus rapide que l’aller, et ce n’est que vers minuit que nous transportons nos filles endormies dans leurs lits.

4 Janvier 1999 Journée plus calme de shopping au Myers de Bourke Street et excellent repas japonais en haut de Little Bourke, l’étonnant quartier asiatique de Melbourne.

Nous donnons ensuite quartier libre à Annick pour ses courses et allons faire la sieste en l’attendant. Kristina arrive la première vers 16h pour nous dire au revoir et nous passons un bon moment tous ensemble à boire un thé devant l’hotel.

Ensuite, Annick emmène les enfants au Mac Do pendant que je rencontre Chris Betts, mon correspondant relativiste. Nous allons manger dans un chinois de sa connaissance puis allons prendre un café dans la maison qu’il partage avec d’autres étudiants de Monash University.

Melbourne-Adelaïde

5 Janvier 1999 Après avoir restitué l’épave usée de 700 km de plus et une petite course de taxi, nous prenons possession de notre camping-car flambant neuf chez NQ.

Nous partons immédiatement pour Geelong, un port important de la Baie de Port Philip qui était autrefois très actif dans le commerce de la laine. Après un petit snack au « Bucanner » au bout de la jetée, doté d’un bel aquarium de poissons coralliens, nous remplissons notre véhicule de victuailles et poussons jusqu’à QueensCliff, à l’embouchure de Port Philip. Après une petite ballade sur la plage. nous passons la nuit sur le parking d’où tout le monde vient admirer le passage des gros cargos entrant et sortant de cet extraordinaire port naturel.

6 Janvier 1999 Nous longeons la « Surf Coast » et ses stations balnéaires dédiée à la planche : Torquay, Anglesea, Lorne… mais hélas les vagues ne sont pas au rendez-vous. Même Bells Beach, célèbre pour ses vagues de plus de 4m est « almost flat » selon la météo locale.

L’océan étant décidément trop froid pour la baignade, nous trouvons l’embouchure d’une petite rivière plus accueillante pour nous rafraîchir, et poussons jusqu’à Wye River où nous attend notre premier caravan park, au bord de la plage. Le soir, les enfants endormis, petite ballade jusqu’au pub du coin et bière avec vue sur les étoiles du ciel austral.

7 Janvier 1999 Nous quittons Wye River dans l’idée de passer la nuit dans l’Otway National Park dont nous avons lu beaucoup de bien mais la météo maussade nous limite à une ballade dans la « rain forest » sur un superbe chemin très bien entretenu, puis à nous restaurer au relais de Lavers Hill, sympathique malgré le brouillard…

Twelve Apostles

Nous continuons donc notre route bien plus loin que prévu et dcouvrons stupéfaits les « 12 apostles ».

Les Twelve Apostles sont quelques (environ 12…) fragments de falaise isolés par l’océan de la falaise lentement érodée, peu avant Port Campbell. Le spectacle est vraiment somptueux, et seuls nos enfants et la météo peu engageante nous font partir avant le coucher du soleil, moment magique immortalisé sur de nombreuses cartes postales.

Un peu plus loin nous nous arrêtons encore à Loch Ard Gorge, lieu où il est exceptionnellement possible de descendre la falaise. Le lieu est célèbre en raison du naufrage du Loch Ard dont les deux seuls survivants on pu gravir la falaise ici.

A Port Campbell, nous trouvons un agréable caravan park tout proche de la plage et de l’embouchure d’une rivière, plus chaude…

8 Janvier 1999 Journée de repos. Après avoir hésité à poursuivre notre voyage, nous décidons de profiter de la douceur de l’endroit et passons la journée à barboter dans la rivière proche, à nous risquer essayer le bodysurf dans les rouleaux de l’océan qui parviennent jusque sur la plage et à nous promener sur la falaise pour admirer un superbe coucher de soleil.

9 Janvier 1999 En quittant Port Campbell, nous admirons encore une fois la falaise et les créations de la mer au London Bridge, où un pont à arche nature se trouve isolé dans la mer depuis 1990, lorsqu’une seconde arche le liant à la falaise s’est effondré. Comme au 12 apostles, la page est inaccessible aux humains, mais visiblement fréquentée par les pingoins.

La partie spectaculaire de la Great Ocean Road s’achève un peu plus loin, et nous permet d’augmenter quelque peu notre moyenne jusqu’à Port Fairy. Ce port de pêche situé à l’embouchure d’une rivière fut l’un des premiers sites colonisés du Victoria, et un port rivalisant avec Sydney au siècle passé. On a de la peine à y croire aujourd’hui, mais l’endroit estcharmant. Nous nous installons pour la nuit sur le parking du port et une fois les filles endormies, nous allons admirer le spectacle de milliers d’oiseaux qui rentrent de la pêche chaque soir pour nicher sur une presqu’île jalousement protégée juste en face du port. Ces « mutton birds » sont des migrateurs étonnants qui passent 8 mois de l’hiver austral au dessus du Pacifique, allant jusqu’aux Aléoutiennes et retour chaque année, soit 15’000 km de vol !

10 Janvier 1999 Portland est encore une ville portuaire chargée d’histoire mais peu intéressante, sauf pour les enfants qui apprécient particulièrement les playgrounds très bien équipés et entretenus que le Lions’ Club met à dispositio dans toute ville australienne qui se respecte.

Nous poussons donc jusqu’à Cape Bridgewater dans l’idée d’y admirer quelques phoques, ou la forêt pétrifiée, ou les deux, mais un soleil meurtrier assorti d’un vent à décorner les boeufs nous limitent à une trempette rapide sur une superbe plage pratiquement déserte.

Longue route le long du Glenelg Natioanl Park jusqu’à Nelson, où nous trouvons un accès à une plage extraordinaire. Connue des locaux, elle se situe à l’embouchure de la Glenelg River, qui serpente jusqu’à l’océan. L’eau de la rivière est très agréablement chauffée par le soleil, et toute la famille pateauge et court dans les centimètres d’eau qui recouvrent d’énormes hauts-fonds.

Princess Margaret Rose Caves

En fin de journée, nous renonçons judicieusement à nous parquer dans le moche caravan park de Nelson pour pousser jusqu’aux Princess Margaret Rose Caves. Au bout d’une route tortueuse et partiellement goudronnée, nous trouvons une place de camping proprette et calme au milieu d’une forêt habitée de nombreux kookaburras.

11 Janvier 1999 La matinée commence par la visite des Princess Margaret Rose Caves, où se trouvent de nombreuses et merveilleuses concrétions calcaires dans une caverne formée par la marée, puis bouchée par un éboulement, ce qui a permis aux stalactites de pousser bien tranquillement pendant 200’000 ans…

Mount Gambier

Nous passons ensuite par Mount Gambier, site volcanique étonnant : Il y a 2000 ans seulement, une remontée de lave s’est formé au dessus du calcaire local, puis a explosé sous la pression de la vapeur d’eau sous-terraine. Il s’est formé plusieurs cratères, dont un est le « Blue Lake », qui a la particularité de changer de couleur chaque année, virant du gris au bleu vif en quelques jours, puis se dégradant en gris progressivement. Il n’y a parait-il toujourspas d’explication scientifique satisfaisante à ce phénomène.

Nous profitions du beau temps dans un cratère voisin, où nous attendent non seulement le traditionnel barbecue, mais aussi des animaux locaux dans un parc où l’on peut les observer dans leur habitat. Hélas, les kangourous ne se sont pas laissé approcher suffisamment pour une caresse.

Nous poursuivons notre route jusqu’à Robe, petite station balnéaire désertée mais mignonne. Après un restaurant cher pour ce que c’était, nous nous installons pour la nuit sous le phare à l’extrémité du Cape Dombey.

12 Janvier 1999 Le lendemain nous prenons la route du Coorong National Park, certains de pouvoir accéder à la mer en de nombreux endroits. Hélàs, les rares accès nécessitent un véhicule tout terrain, et nous finissons par manger en bordure de route le délicieux « seafood & chips » acheté à Kingston.

Après un longue étape assez barbante, divertis seulement par un « observatoire de pélicans » où une paire de jumelles permet d’admirer une multitude d’oiseaux éloignés, nous arrivons à Meningie, charmante bourgade au bord du Lake Albert où un carvan park situé au bord de l’eau nous donne l’occasion de nous rafraîchir et de voir des pélicans de très près.

13 Janvier 1999 Petit bout de route jusqu’à Murray Bridge où les enfants profitent du Mc Donalds, puis jusque dans les collines d’Adelaide au Cleland Conservation Park, où, outre de genevois qui connaissent la famille, nous rencontrons des kangourous et des koalas caressables. Nous allons ensuite dans les Torrens Gorge, qui resemblent plus à un petit vallon qu’à des gorges… Un caravan park pas très accueillant nous héberge pour la nuit.

14 Janvier 1999 Nous poussons jusqu’à la fabrique de jouets de Gumeracha, dont l’enseigne est un cheval à bascule de 18m de haut. Un magasin vend la superbe production de jouets en bois de l’usine à des prix défiant toute concurrence. Malheureusement, le volume des paquets nous limite à quelques modestes souvenirs.

Ensuite, retour aux Torrens Gorge dans l’idée de visiter le Wildlife Park qui semble intéressant, mais des problèmes familiaux nous font renoncer… Direction Adelaide donc, et plus précisément la plage de West Beach.

Adelaide

Là, excellent surprise : un caravan park très moderne et équipé est juste au bord d’une superbe plage et pour la première fois l’eau de l’océan est assez chaude pour que toute la famille puisse profiter des vagues. Après une visite à la piscine et un barbecue gargantuesque (fin des provisions..) au coucher du soleil, nous entamons la dernière nuit dans notre camping car.

15 Janvier 1999 Matinée rangement et nettoyage, puis restitution du camping car, dépôt de bagages et retrait des billets de train, il nous reste 4 h pour visiter Adelaide. C’est peu, mais assez pour se faire une impression de ce gros village endormi, sauf dans la rue piétonne marchande où nous nous restaurons et achetons quelques inévitables opales.

Indian Pacific Adelaïde-Perth

A 18h, départ de notre train « Indian Pacific » pour Perth. Nous découvrons des cabines « Holiday Class » sobres mais confortables, du personnel efficace mais visiblement syndiqué et, après un soûper pic-nic, déplions des couchettes propres pour notre première nuit ferroviaire.

16 Janvier 1999 L’Indian Pacific n’est pas le TGV, il ne roule pas souvent au dessus de 100 km à l’heure, mais ne s’arrête pas souvent non plus, donc les kilomètres défilent lentement tandis que nous traversons l’impressionnante plaine de Nullarbor sur la plus longue ligne droite ferroviaire du monde (480 km)

Ce quasi désert est recouvert de plantes n’excédant pas 20 cm sur des centaines, des milliers de kilomètres carrés, pas un seul arbre, et c’est vraiment impressionnant. Au milieu de nulle part, le patelin de Cook est la station-service où les rares trains refont le plein de fuel après et avant une douzaine d’heures de fonctionnement non-stop.

Le soir, nous arrivons à Kalgoorlie, cité minière percée de 54 mines d’or parmi les plus productives du monde. Annick participe à une visite guidée d’une gigantesque mine à ciel ouvert de près de 500m de profond, où un cortège d’énorme camions remonte 24h par jour des tonnes de roches dont on extraira quelques grammes de métal jaune

Perth

17 Janvier 1999 Après une seconde nuit de train dans nos confortables couchettes, nous arrivons à Perth « capitale la plus éloignée du monde » puisqu’elle se trouve à 4000 km de Jakarta, Camberra étant plus loin encore…

Nous découvrons une ville moderne et propre, étendue entre des parcs et des étendues d’eau rafraichissante. C’est dimanche et tout est calme, nous avons de la peine à trouver un restaurant ouvert mais finissons dans un petit chinois absolument délicieux.

Le soir nous flanons dans la zone piétonne où nous faisons le plein de peluche : kookaburra pour Julia, platypus (ornithorynque) pour Laura.

La chambre familiale de l’hôtel City Inn International est vaste, confortable et pas chère. Nous y faisons un gros dodo.

Perth-Monkey Mia

18 Janvier 1999 Après le petit déjeuner, nous prenons possession de notre nouveau gros camping-car. Beaucoup plus de place dans ce « 6 berths » : nous pouvons laisser la table en place et circuler entre la cabine et l’arrière pour satisfaire les caprices et besoins des enfants en route.

L’après-midi est consacré à la viste de « Underwater World », un superbe aquarium consacré à la faune marine australienne. Nous faisons deux tours dans le tunnel de verre qui parcourt un gigantesque aquarium à requins, raies digne des plus beaux que nous ayons vus en Floride et ailleurs.

Ensuite nous assistons au repas des petites betes peuplant la « touch pool » où l’on peut toucher et caresser des tortues, raies, étoiles de mer, oursins et homards.

Enfin, un petit spectacle de dauphins nous donne le courage de partir en direction de Monkey Mia.

Quelques kilomètres plus au nord, nous nous arrêtons à Quinns Rocks, où nous nous baignons sur une superbe plage de sable blanc, érodée par des vagues musclées. Nous passons une nuit calme sur le parking de la plage.

19 Janvier 1999 Après une baignade matinale, nous reprenons la route jusqu’à Lancellin. Ce site paraît-il mondialement réputé pour la planche à voile est un sympathique petit port de pèche à la langouste où nous profitons, ça devient une habitude, d’une fabuleuse plage de sable blanc pratiquement déserte.

Pour continuer la route côtière en direction de Cervantes, il faut décidément vraiment un 4×4 : dès le début de la piste on se retrouve dans le sable fin d’énormes dunes. Comme notre camping-car est plutôt du genre touriste, nous devons faire demi-tour et un grand détour pour reprendre la route du nord.

Un peu plus loin, nous prenons la décision de ne pas aller voir les fameuses Pinnacles, pierres érodées par le vent jusqu’à devenir des milliers de champignons géants. Ce détour de près de 100 km ne nous semple pas adapté aux goûts de nos enfants. Nous poursuivons jusqu’à green Head, une étape peu intéressante car la route est éloignée de la côte.

Green Head est un minusculeport de pèche à la langouste où la plage encombrée d’algues ne nous invite pas à la baignade. On se couche donc tôt sur le parking de la jetée. Le lendemain, nous découvrirons que nous aurions mieux fait de pousser jusqu’à Leeman, à quelques kilomètres de là seulement.

20 Janvier 1999 En manque de baignade, nous repartons avec l’idée de nous arrêter à la première plage venue, mais cette côte est plutôt rocheuse, clairsemée de maisons de pêcheurs de langouste. Nous découvrons la « 7 miles beach » juste après Dongara pour une baignade bienvenue et l’observation in-situ des fameux homards.

Nous arrivonspeu après à Geraldton, grand port exportant de la langouste et du sable si blanc qu’il est utilisé par l’indistrie du silicium en plus de celle du verre. Après un barbecue, nous prenons des forces pour le lendemain dans la piscine du caravan park, puis allons soûper en ville. Nous recherchons désespérément un resto ouvert et tombons sur le « Picasso’s, the art of cuisine » qui nous fait un festin digne de la gastronomie européenne pour la moitié prix.

21 Janvier 1999 Nous partons pour la grosse étape du voyage : 400 km jusqu’à la presqu’île de Peron. Un stop à Binnu, station service de diesel et de bière, un autre à la Bilabong Roadhouse pour une glace et pour dégourdir les pattes du chauffeur.

En vue de l’arrivée, nous découvrons « Shelly Beach », une plage kilométrique tapissée de milliards de petits coquillages blancs accumulés depuis des lustres. Des paneaux expliquent ce phénomène ainsi qu’un ambitieux programme baptisé « Eden » destiné à réintroduire dans la presqu’île des espèces de marsupiaux en voie d’extinction en éliminant tous les parasites comme les chèvres, les renards et les chats et en dressant une barrière électrifiée sur plusieurs kilomètres…

Monkey Mia

Nous refaisons le plein à Denham et hésitons un peu avant de nous décider à aller directement à Monkey Mia, car on nous a dit que les dauphins étaient surtout visibles le matin. Bien nous a pris : Monkey Mia est un site paradisiaque et au moment du coucher du soleil déjà, trois dauphins viennent nous saluer à quelque mètres de la plage où nous nous rafraîchissons dans un océan indien délicieusement tiède.

Sur ce site où n’importe où ailleurs s’érigeraient des hotels hors de prix, nous dormons dans le calme d’un caravan park hyper équipé à des prix standards. Incroyable !

22-23 Janvier 1999 Nous décidons d’emblée de rester deux nuits à Monkey Mia, et en fait nous y resterons une de plus encore tellement cet endroit est génial !

Le matin à 8h à lieu la petite saynète pour touristes pressés arrivés tard la veille en cars bondés : une petite dizaine de dauphins s’approchent lentement de la plage où se sont alignés les spectateurs soigneusement encadrés par les « rangers » gardiens du site. Après quelques aller-retour, le ranger sort quelques poissons et des touristes choisis au hasard ont le privilège de donner le poisson au dauphin le moins timide. Le second jour, le sort tombe sur Laura, qui vivra toute la journée sur un petit nuage…

En fait, la quantité de poisson distribuée est minime par rapport aux besoins de nos lointains cousins aquatiques, et il s’avère que c’est l’homme qui s’est installé sur le territoire de chasse d’une famille de dauphins. Plus tard dans la journée, ces fantastiques animaux se livrent à des parties de chasse le long de la plage, dans moins d’un mètre d’eau, frôlant les quelques rares baigneurs dont nous sommes. Une fois, deux dauphins rabattent sur la plage un poisson paniqué qui vient sous mes yeux se réfugier entre les jambes d’un touriste assis sur la plage, le dauphin le capturant dans dix centimètres d’eau, échoué à moins d’un mètre des humains sidérés.

Ces animaux peu farouches se livrent également à des jeux si proches des hommes que l’on se demande s’ils ne sont pas eux aussi en train de nous étudier : un jeune dauphin se met à tourner autour d’un plongeur de plus en plus vite, changeant de direction à l’improviste, puis lorsque d’autres nageurs s’approchent, dont Laura et moi, se met à slalomer entre nous, feintant comme pour éviter nos caresses.

Le second jour, nous faisons un petit tour sur « Aristocat 2 », un catamaran à voile charter qui nous permet de découvrir ces fantastiques animaux un peu plus au large, mais aussi les dugongs. En effet, la Shark Bay est un refuge pour environ 10’000 de ces paisibles mamifères marins herbivores, soit environ le dixième de la population mondiale de cette espèce menacée.

Dans ce site protégé comme seuls les austaliens savent en conserver, nous observons aussi des tortues de mer, des raies pastenague, mais malheureusement pas de manta qui planent aussi dans ces eaux.

Monkey Mia – Perth

24 Janvier 1999 Nous quittons Monkey Mia à regrets et prenons la route du retour. Peu après Denham, nous prenons un auto-stoppeur. Il a eu un accident de voiture en allant à Monkey Mia avec sa fille, mais heureusement personne n’est blessé. Il avoue qu’il venait depuis Kalgoorlie non-stop, plus de 10h de route. Nous le prenons sur plus de 350 km, jusqu’à la jonction de Kalbarri où il se rend chez des amis. Nous faisons 3 arrêts sur cette distance : un à la Shelly Beach pour remplir des bocaux de coquillages, une à l’Overlander Roadhouse pour un lunch et une à la Billabong Roadhouse pour le plein.

Nous, nous poussons jusqu’à l’entrée de Geraldton où nous passons la nuit dans un carvan park peu intéressant bien que peuplé de surfeurs suisse-allemands. Une trempette dans les vagues de la plage toute proche nous rafraîchit cependant bien après cette journée de route.

25 Janvier 1999 Petit bout de route jusqu’à Port Denison, près de Dongara, où nous picniquons dans le parc bordant le port. Ensuite nous refaisons un bon bout de route très peu intéressant jusqu’à Jurien où nous trouvons le caravan park le moins honnête de notre voyage, le plus cher et le plus nul tout à la fois. Là encore, seule la trempette dans l’océan sauve la mise.

26 Janvier 1999 Si nous sommes allés à Jurien, c’est pour faire tout de même la visite des Pinnacles, près de Cervantes. Et là, nous ne sommes absolument pas déçus : non seulement nous voyons nos premiers kangourous sauvages, dont un manque de se jeter sous notre véhicule, mais le site des Pinnacles est vraiment étonnant.

The Pinnacles

Il s’agit de pierres érodées par le vent et le sable pendant des millénaires, érigées comme des menhirs dans une portion de désert de 400 ha. Un circuit de 3.5 km permet de faire le tour en voiture pour éviter une chaleur écrasante. Le spectacle est vraiment magique, et comme nous visitons sur le coup de midi, nous sommes absolument seuls ce qui ajoute à la forte impression qui se dégage de cet endroit.

A midi, nous allons jusqu’à Cervantes, plus précisément à Thirsty Point, qui est peut être la pointe de la soif, mais surement une plage de sable magnifique, toute calme, dans laquelle les enfants pataugent dans une eau limpide et chaude.

L’après-midi, grand bout de route à nouveau jusqu’à Guilderton. Ce charmand patelin se situe à l’embouchure de la Moore River, qui, comme beaucoup des cours d’eau que nous avons vu, ne débouche pas directement dans l’océan mais dans une sorte de lac séparé de la mer par une langue de sable que les eaux recouvrent à marée haute. Nous pouvons ainsi nous baigner soit dans les eaux calmes, mais un peu troubles, de la rivière, soit dans l’océan et ses gros rouleaux en ne faisant que quelques pas.

Nous rencontrons une famille australienne dont le père a immigré de France dans son enfance, mais parle très bien français. Laura et Julia jouent avec leurs filles et on échange nos adresses. Qui sait, le monde est parfois petit…

27 Janvier 1999 Nous quittons Guilderton le plus tard possible et roulons un peu jusqu’au Yanchep National Park que nous ont recommandé les australiens. Effectivement, autour du lac « Loch Mc Ness », nous découvrons de nombreux sites d’intérêt, comme la colonie de koalas et de nombreuses places e barbecue attrayantes…

Alors que nous terminons notre repas, nous avons la visite d’un kookaburra qui pique des morceaux de gras sur la table, jusque dans les doigts de Laura, impressionnée.

Puis nous mettons le cap sur Perth, où nous pensons explorer la fameuse plage de Cottesloe, mais les filles dorment, pour une fois, et la plage à l’air très fréquentée. En Australie, ça signifie qu’il y a moins de 20m entre chaque groupe de baigneurs… Aussi, nous continuons jusqu’à Freemantle où nous installons dans le carvan park de Woodman Point pour deux nuits.

28 Janvier 1999 La « surprise » promise à nos filles, c’est une visite à « Adventure World », LE parc d’attractions de Western Australia. En arrivant, une crainte nous prend : la file d’attente pour l’entrée est colossale. Mais tout se passe très bien, et nous sommes bientôt en train de pédaler sur un étonnant monorail à pédales, puis nous nous traînons sur un télésiège préhistorique, ce qui signifie en Australie « datant d’avant l’arrivée des colons », soit 200 ans seulement…

Mais la partie intéressante du parc est celle qui se passe dans l’eau : d’énormes pataugeoires, piscines et des toboggans aquatiques spectaculaires nous rafraîchissent et nous fatiguent. Les fille s’écroulent dans le camping-car et ne se réveillent pas tout de suite lorsque nous nous installons dans le magnifique parc de Woodman Point, truffé de jeux pour enfants, où nous dégustons le dernier de nos BBQ australiens.

Retour

29 Janvier 1999 Nous rendons notre camping car comme neuf après les 2200 km qui se sont additionnés à son compteur qui dépasse déjà les 100’000. Après un lunch au McDo tout proche (eh oui, encore…) nous retournons à notre hotel en passant par la gare voir si le Game Boy de Julia a été retrouvé dans l’Indian Pacific, mais sans succès.

Nous terminons notre séjour à Perth par une petite bouffe sushi et quelques achats, en essayant de nous coucher tard pour atténuer le jetlag du retour.

30 Janvier 1999 Et c’est le retour, via Phuket, Bangkok et Zürich. La vue de Phuket nous convainc d’y passer plus de temps un jour… A Bangkok, surprise : nous nous retrouvons à l’extérieur de l’aéroport sans être passés par les formalités douanières, sans savoir trop comment. Il s’avère que nous sommes arrivés au terminal des vols domestiques puisque nous venons de Phuket et que nous aurions du être pris en charge par un bus qui nous aurait conduit dans la zone de transit internationale… A ma grande surprise, tout s’arrange très rapidement quand un employé de Thai explique le cas aux douaniers. Malgré de nombreuses boutiques et restos, l’attente de 6h à Bangkok est un peu pénible et nous sommes bien contents de monter dans l’avion à minuit tapantes. Les filles s’endorment immédiatement et ne se réveilleront que 8h plus tard, 3h avant d’atterrir à Zürich à 6h du matin, d’où le Pendul’Air nous transporte à Genève dans une bise glaciale : il fait – 6°, pas de doute, nous sommes de retour…

Catégories :Voyages
  1. 2 novembre 2007 à 8:20
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