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Archive for the ‘Job’ Category

L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger.

28 mai 2008 3 commentaires

En cherchant l’origine de ce dicton professionnel qui me semble plus vrai chaque année, je suis tombé sur ce texte qui correspond si bien à ec que je voulais dire sur le sujet que je le reprends tel quel :

Pouvoir négliger est, en technique, une nécessité tout aussi impérieuse que savoir calculer. Mais savoir négliger est un art difficile et subtil qui exige à la fois une connaissance approfondie des phénomènes ainsi que des techniques, et un jugement sûr pour évaluer le degré d’approximation nécessaire, encore compatible avec les buts à atteindre.

L’ingénieur doit savoir que les modèles simples sont faux, mais que ceux qui ne le sont pas sont inutilisables. Entre un perfectionnisme fatal parce que trop coûteux et un empirisme dangereux par son caractère aléatoire, il doit trouver le juste compromis qui satisfait en même temps les exigences de qualité et les impératifs économiques.

Il y des choses que l’on peut calculer, il y en a d’autres qu’il faut estimer ou sentir. L’ingénieur doit être capable des deux démarches et, plus encore, il doit avoir le discernement nécessaire pour faire la distinction entre les deux.

La réalité est toujours plus complexe que la théorie qui tente de la décrire. En effet, pour appréhender cette réalité, on est bien obligé de la simplifier et de la schématiser. Elle s’en venge quelquefois avec malice ou violence, rappelant l’ingénieur imprudent à sa condition d’homme…. Mais souvent aussi, elle se prête à ce jeu et accepte de donner à l’ingénieur la joie d’avoir participé à une création.

Le texte est attribué à un « Ing. E. Juillard » que je n’ai pas le plaisir de connaitre, et je n’ai pas trouvé d’autres sources de l’expression « L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger. » Si vous en savez plus, un commentaire est le bienvenu, merci !

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Catégories :Job, Psycho, Science Étiquettes :

Surprise : je suis un négociateur !

J’ai souvent pensé que je n’étais pas très bon en négociation. Mais après avoir lu l’article « Etes-vous un bon négociateur ? » paru dans PME Magazine de mai 2008 et surtout fait le test (pas disponible en ligne), surprise : j’ai le profil type du négociateur : sur de lui, déterminé, empathique, le style qui s’applique le mieux dans les nouvelles situations, les nouveaux comptes. Mais les autres styles qui peuvent résulter du test sont plus adaptés dans d’autres situations:

  • Le « comptable » qui s’attache aux détails. Important pour les affaires complexes et la finalisation des contrats ou chaque mot à son importance.
  • Le « conciliateur » s’impose lorsque des rapports personnels sont en jeu.
  • Le « gêneur » peut sembler négatif de prime abord, mais est utile lorsque l’autre partie met la pression.

En cherchant un peu, j’ai trouvé deux tests en ligne :

  • celui-ci a un système de notation un peu compliqué, mais il me semble assez détaillé et distingue 5 styles, un étant le style « principal » (9/9 « Solutions » pour moi…), un autre le style de rechange quand ça ne marche pas (1/9 « Philantrope ») et un troisième correspond au style  auquel on est réfractaire (1/1 « indifférent ») . Ca me semble me correspondre assez bien …
  • celui-ci est très court, parfois pas très clair, et renvoie les résultats par e-mail. En fait, il évalue le nombre de vos réponses qui correspondent aux bonnes pratiques des négociateurs, et si vous n’avez pas un bon score, on vous suggère de prendre un cours…

Ca me fait penser qu’il faudrait que je relise l’excellent livre « Getting to Yes » de Roger Fisher sur ce sujet. Mais voilà, je l’ai prêté à quelqu’un qui ne me l’a pas rendu… Apparemment, il a été traduit sous le titre de « Comment réussir une négociation« , que j’ajoute à la longue liste des livres à acheter …

Catégories :Job, Psycho Étiquettes :

Visite chez Google

29 janvier 2008 3 commentaires

Après un ou deux interviews téléphoniques, j’ai donc été convié à une journée d’entretiens chez Google à Zürich. Les 400 employés venaient de déménager dans de nouveaux bureaux flambant neufs. A la réception, je tape mon nom sur une bécane, tout le reste est automatique. J’attends un instant sur des canapés rouge bleus et jaunes à côté d’un flipper… Leila, ma (très) charmante recruteuse, me conduit à la salle « Mr. Burns » (le directeur de la centrale nucléaire des Simpsons…), une petite pièce de réunion très sobre par rapport aux lieux que nous venons de traverser, j’y reviendrai.

Là, j’ai eu successivement 5 tête-à-tête avec 2 programmeurs, 2 « tech leads » (le job pour lequel je suis pressenti) et le directeur technique. Les discussions sont très directes, ouvertes et franches. Pas de trucs bateau genre « quelles sont vos qualités et vos défauts ». Les questions sur le management sont essentiellement liées au « people management » : comment faire que tout le monde soit bien, comment dépister le « burn out » etc. Pratiquement rien sur le business à part des réponses à mes propres questions, peu sur la gestion de projet : une grande liberté est laissée aux « tech lead » pour organiser et gérer les projets de leurs « teams ».

Techniquement, les questions sont assez pointues, il faut écrire du code au tableau, le discuter et l’optimiser. En gros, tout tourne autour de la « scalabilité » : comment faire en sorte qu’un programme reste efficace avec une grande masse de données. Par exemple, la question commence comme ça : combien y’a-t-il de manières de payer Frs 23.85 avec des pièces de 1Fr, 50cts, 20,10 et 5 cts ? Flairant le piège, je me lance dans un peu de combinatoire, mais faute de formulaire sous la main, le développeur me force à sauter dans le trou: imbriquer 5 boucles for correspondant aux 5 valeurs des pièces, et incrémenter un compteur quand le total est bon. … ça marche mais …. Complexité ? ben O(N^5). Alors pour payer Frs 1’234’567’95 ça va faire quoi ? il faut mettre les plus gros ordinateurs du monde sur le coup pour plusieurs jours, mois, années ! Le programmeur admet que mon idée du début était pas mal… Gagné (je crois).

A midi je vais manger un morceau avec Simon, un sympathique australien qui bossait pour la boite qui a créé ce qui est devenu Google Maps. Après le rachat, Google lui a proposé un job, et il a choisi Zürich. Il me raconte la croissance spectaculaire en Europe : 50 personnes il y a 3 ans, puis 100, puis 200 l’an passé, 400 maintenant. Pour doubler encore cette année, Google Zürich doit embaucher 10 personnes par semaine ! Il évoque les problèmes de recrutement que ça pose. On imagine…

Après avoir mangé (gratuit pour tout le monde) et bu (gratuit), on va boire un café (gratuit). Ensuite il me fait visiter les incroyables locaux de la boite, illustrée par les jolies photos de « tiptoe » ci dessus : on peut discuter dans des lieux très variés incluant des télécabines, des igloos ou des oeufs, se relaxer dans des canapés de toutes forme, avec palme à la baignoire dans la salle des aquariums. Faire du sport dans un fitness, et même se faire masser (oui, oui, gratuitement …). Il y a même un toboggan pour descendre au restaurant plus vite !

Bref tout est fait pour créer une ambiance décontractée, genre campus universitaire, mais avec les moyens d’une boite qui brasse des milliards.

Travailler chez Google, c’est sans aucun doute une expérience unique. Même si ça causera un important changement dans notre vie familiale, je crois bien que si je reçois une proposition ferme et financièrement intéressante, je signe.

Catégories :Internet, Job, Suisse

Interview (chez) Google 2

17 janvier 2008 1 commentaire

Après un premier interview téléphonique avec un développeur de Google Zürich, j’en ai eu un second de près d’une heure également avec un « Tech Lead » où nous avons surtout parlé de management de personnes, en particulier des fameux « projets 20%« .

Chaque employé de Google est libre de consacrer 20% de son temps (un jour par semaine) à un projet personnel, non directement relié à son cahier des charges. L’intervieweur m’ayant demandé comment inciter les membres d’une équipe à réellement consacrer 20% de leur temps à ceci, je n’ai pas vraiment été surpris qu’ils ne le fassent pas d’eux-mêmes, mais plutôt que Google tienne à ce qu’ils le fassent. J’ai ainsi appris que ces projets sont souvent les germes des nouveaux produits Google, donc une source importante de la créativité de cette entreprise très spéciale. J’ai proposé quelques solutions, notamment de former des équipes sur ces projets en insistant sur la complémentarité dans les teams, la créativité n’étant qu’un des talents requis.

Après quelques autres questions ouvertes dont j’avoue ne plus bien me souvenir, j’ai posé quelques questions sur la structure du management et la gestion des projets chez Google qui ont confirmé ma première impression : la stratégie de Google est de miser sur la créativité de ses employés et la capacité du management à repérer la prochaine « killer-app » afin de rééditer un coup similaire (ou complémentaire) à celui de son moteur de recherche qui draine des milliards de revenus publicitaires.

Le lendemain, j’ai (enfin) été convié à Zürich pour une interview « face to face » et là je viens de recevoir quelques infos et un lien vers « Interviewing at Google » qui regorge d’ infos intéressantes comme :

  • Des recommandations sur la préparation de l’interview comme :
    • The dress code at Google offices is casual – that means whatever you feel comfortable in. We care more about what you have to say than what you are wearing. Cool. Pas besoin de cravate !
    • « Relax and enjoy it. » 🙂
  • La liste des produits Google. Oui, ils font tout ça. Et encore des choses qui ne sont pas là.
  • Un encouragement à participer à TopCoder, un site de compétitions de programmation sur lequel je reviendrai bientôt sur Dr. Goulu.
  • Des infos sur ce qui se fait à Zürich : « distributed systems, information retrieval, algorithms, UI, a variety of novel search features and scalability issues related to dealing with huge amounts of data ». Ils travaillent également sur la localisation (support des langues européennes). Les conditions de travail sont là.
  • Quelques indications chiffrées sur le moteur de recherche :
    • il visite et réindexe des milliards de pages web totalisant plus de 20 TeraBytes de données tous les quelques jour
    • il exécute le fameux algorithme Pagerank™ de classement des pages sur un graphe formé par 3 milliards de noeuds (les pages) et 20 milliards de liens.
  • Et quelques infos sur des projets sur lesquels ils travaillent :
    • Développer des algos pour mettre l’index à jour quelques minutes après la modiciation ou la création d’une page
    • La recherche rapide dans les quelque 845 millions de messages Usenet accumulés en 20 ans et 880 millions d’images
    • Le calcul distribué. je l’ignorais, mais la Google Toolbar permet de joindre des projets tels que Folding@Home
    • Et bien d’autres sujets tous plus passionnants les uns que les autres …

Je vous raconte ma visite à Zürich dans 2 semaines. A suivre …

Catégories :Job

ENTP : le Visionnaire

7 décembre 2007 30 commentaires

J’ai traduit en français mon profil MBTI (En fait mon score P=J donc je suis presque autant ENTJ, le profil des leaders…)

Extraverti iNtuitif pensanT et Perceptif
(iNtuition Extravertie avec (T)pensée Introvertie)

Comme ENTP, votre mode de vie est concentré sur l’extérieur, où vous abordez les choses surtout par votre intuition. Votre mode secondaire est interne, où vous traitez les choses rationnellement et logiquement.

Avec une Intuition Extravertie dominant leur personnalité, pour les ENTP l’intérêt principal de la vie est de comprendre le monde. Ils absorbent constamment des idées et des images sur les situations qui se présentent dans leur vie.

En utilisant leur intuition pour traiter cette information, ils sont en général extrêmement rapide et précis dans leur capacité de jauger une situation. À l’exception de leurs cousins ENFP, l’ENTP a une meilleure compréhension de son environnement que tous les autres types.

Cette capacité à comprendre intuitivement les gens et les situations donne aux ENTP un avantage dans leur vie. Ils comprennent généralement les choses rapidement et avec une grande profondeur. En conséquence, ils sont assez souples et s’adapter à un large éventail de tâches. Ils sont bons dans la plupart des activités qui les intéressent. Pendant qu’ils grandissent et développent leurs aptitudes et les connaissances intuitives, ils deviennent très conscients des possibilités, et cela les rend pleins de ressources lors de la résolution des problèmes.

Les ENTP sont des personnes à idées. Leurs capacités perceptives les amènent à voir des possibilités partout. Ils sont excités et enthousiastes à propos de leurs idées, et sont en mesure de propager leur enthousiasme aux autres. De cette manière, ils obtiennent le soutien dont ils ont besoin pour réaliser leurs visions.

Les ENTPs sont moins intéressés par l’élaboration de plans d’actions ou la prise de décisions qu’ils ne le sont en générant des possibilités et des idées. Mettre en œuvre une idée est souvent une corvée pour l’ENTP. Pour certains cela conduit à l’habitude de ne jamais terminer ce qu’ils commencent. L’ENTP qui n’a pas développé son processus pensanT sautera avec enthousiasme d’une idée à l’autre, sans suite à ses plans. L’ENTP a besoin de réfléchir pleinement à ses idées pour pouvoir en tirer parti.

Le processus auxiliaire de « pensée introvertie » pilote la prise de décision de l’ENTP. Bien que l’ENTP soit plus intéressé à absorber des informations qu’à prendre des décisions, ses conclusions sont plutôt rationnelles et logiques.

Lorsqu’il appliquent leur réflexion à leurs perceptions intuitives, le résultat peut être très puissant. Un ENTP bien développé est extrêmement visionnaire, inventif, et entreprenant.

Les ENTP ont une conversation abondante, sont mentalement rapides et aiment débattre de questions, et peuvent même changer de camp, parfois simplement pour l’amour du débat. Quand ils expriment leurs principes sous-jacents, toutefois, ils peuvent se sentir maladroits et parler intensément ou avec brusquerie. Lire la suite…

Catégories :Job, Psycho

Interview (chez) Google

4 décembre 2007 5 commentaires

Quelque chose qui fait très plaisir à l’égo d’un informaticien de haut niveau qui cherche du travail, c’est d’être contacté par Google pour rejoindre leur centre de recherche à Zürich. Après un premier téléphone de près d’une heure avec une personne des RH à qui j’ai proposé que Google investisse quelques milliards dans swissmetro pour raccourcir mon trajet, j’ai été très flatté d’être convié à l’un de leurs célèbres interviews téléphoniques, durant lequel un sympathique ingénieur m’a cuisiné sur divers sujets variés comme :

  • un petit casse-tête pour commencer : sur un bateau, il y a un gros rocher que l’on passe par dessus bord. Est-ce que le niveau du lac bouge et si oui monte-t-il ou descend-il ? Je réfléchis à voix haute en envisageant l’hypothèse de la pierre ponce et en citant mon ami Archimède et je trouve la solution : le niveau baisse.
  • un petit peu de C++ : différence entre une référence et un pointeur, gestion des objets dans STL et « smart pointers », un sujet auquel je m’étais intéressé, ça roule. Je m’embrouille quand même sur la question pourtant classique de la différence entre:
    • const int* foo() {…}
    • int const* foo() {…}
    • int* const foo() {…}
    • int* foo() const {…}

    j’ai un peu honte tellement c’est simple et me fais une raison : depuis 4 ans, mon C++ est un peu rouillé…

  • Un peu d’algorithmique avec la classique recherche des anagrammes d’un mot. Je bifurque sur la structure de ma librairie « DicoLib » qui permet de trouver très rapidement tous les anagrammes possibles d’un dictionnaire. Le googliste me colle quand même sur la question (à laquelle j’avais pensé à l’époque) du support des caractères exotiques comme Unicode, qui fait passer le nombre de lettres de 26 à beaucoup trop…
  • Suivent les questions « ouvertes » : que proposerai-je pour accélérer la sensation de vitesse de l’utilisateur qui surfe sur internet ? je pars dans ma grande idée de considérer le disque dur comme un gros cache du net utilisant les technologies peer-to-peer du genre BitTorrent en séparant les données « constantes » de celles variant rapidement à la manière d’Ajax, de façon à maintenir une copie locale du contenu internet fréquemment consulté par l’utilisateur, bref, un système de fichiers distribué qui serait une première étape vers un SASOS

Finalement, et quel que soit le résultat de cette démarche, cet interview m’a fait très plaisir et m’a quand même pas mal déstabilisé : on n’y parlé ni des clients, ni du marché très peu du produit, pas de vente ni de chiffre d’affaires, finalement pas un mot sur le business. Google m’apparait comme une entreprise « miraculeuse », une exception à tous les principes du management : les ingénieurs sont au pouvoir, et sous un avalanche de dollars ils peuvent s’éclater à créer l’informatique du futur. Wow.

Catégories :Economie, Internet, Job

Humain à vendre ou à louer

8 novembre 2007 1 commentaire

ça fait du bien de se valoriser un peu, de temps en temps 😉 Le test rigolo Humain à vendre me donne :

HumainAVendre.com

Si vous êtes intéressé-e-s à l’achat mais n’avez pas les moyens, je suis prêt à me louer 2000h pour 2% de ce montant seulement.

Catégories :Economie, Humour, Job