Mon premier site web : prémonition !

8 mai 2008 1 commentaire

Je viens de retrouver par hasard un petit texte que j’avais publié en 1995 dans le journal du Microclub, dont j’étais le rédacteur. J’y annonçais la création de mon premier site internet (oui oui, en 1995…) et je terminais par une phrase dont je suis très fier, rétrospectivement :

Finalement, un petit pari sur l’avenir qu’on verra si je suis Nostradamus ou Elisabeth Tessier (un des deux se plante souvent, l’autre toujours) : Internet sera aux années 2000-2010 ce que le téléphone a été à ce siècle. Z’êtes abonnés au téléphone, non ?

Quand j’y repense, j’étais vraiment audacieux d’imaginer qu’en 2008 tout le monde aurait l’internet chez lui … Quelqu’un oserait-il faire une petite prédiction pour 2021 ?

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Catégories :Internet

Scooter électrique

5 mai 2008 1 commentaire

Laura voulait un scooter pour ses 16 ans. Nous n’étions pas très excités à l’idée d’avoir un engin de mort pétaradant de plus, mais c’est vrai que si elle disposait d’un moyen de se rendre à quelques km chez ses amies ou à ses cours de musique toute seule, ça nous arrangerait.

Par hasard, nous avons découvert l’existence de scooters électriques assez performants, les e-Blitz, vendus en Suise par Civa. Il y en a plusieurs modèles, mais nous avons obtenu un bon prix sur un e-Blitz 2 : d’une puissance de 800W, il vous emmène à 50 km à 45 km/h (maximum, moins vite quand je suis dessus…). Il faut ensuite le brancher 6h à une prise 220V pour refaire le plein. L’engin est très complet, avec un frein à disque à l’avant et toutes les lumières et clignotants requis pour la circulation en Suisse. La simplicité du moteur (un brushless monté directement dans le moyeu de la roue) réduit l’entretien à presque rien, ce qui est un avantage important aussi.

Pour les inconvénients, il faudra voir à l’usage…

Catégories :Divers, Famille Étiquettes : ,

Mort d’un Chat chouette

10 avril 2008 Laisser un commentaire

Sweety s’est fait shooter par une voiture à quelques mètres de chez nous. C’était un chat étonnant, peut-être le plus intéressant parmi la vingtaine qui m’ont fait l’honneur de m’accepter comme esclave… Tous les Goulus sont très tristes 😦

Catégories :Famille

retour à l’analogique

4 mars 2008 1 commentaire

Il y a pile 20 ans, je terminais mon diplôme d’ingénieur informaticien à l’EPFL. A l’époque, on arrivait enfin à dépasser la bande passante du téléphone séculaire grâce à la technologie numérique : le Réseau Numérique à Intégration de Services (RNIS, ou ISDN en anglais) allait mettre au rebut nos bons vieux téléphones et ouvrir la voie au monde digital. Lire la suite…

Catégories :Divers

Visite chez Google

29 janvier 2008 3 commentaires

Après un ou deux interviews téléphoniques, j’ai donc été convié à une journée d’entretiens chez Google à Zürich. Les 400 employés venaient de déménager dans de nouveaux bureaux flambant neufs. A la réception, je tape mon nom sur une bécane, tout le reste est automatique. J’attends un instant sur des canapés rouge bleus et jaunes à côté d’un flipper… Leila, ma (très) charmante recruteuse, me conduit à la salle « Mr. Burns » (le directeur de la centrale nucléaire des Simpsons…), une petite pièce de réunion très sobre par rapport aux lieux que nous venons de traverser, j’y reviendrai.

Là, j’ai eu successivement 5 tête-à-tête avec 2 programmeurs, 2 « tech leads » (le job pour lequel je suis pressenti) et le directeur technique. Les discussions sont très directes, ouvertes et franches. Pas de trucs bateau genre « quelles sont vos qualités et vos défauts ». Les questions sur le management sont essentiellement liées au « people management » : comment faire que tout le monde soit bien, comment dépister le « burn out » etc. Pratiquement rien sur le business à part des réponses à mes propres questions, peu sur la gestion de projet : une grande liberté est laissée aux « tech lead » pour organiser et gérer les projets de leurs « teams ».

Techniquement, les questions sont assez pointues, il faut écrire du code au tableau, le discuter et l’optimiser. En gros, tout tourne autour de la « scalabilité » : comment faire en sorte qu’un programme reste efficace avec une grande masse de données. Par exemple, la question commence comme ça : combien y’a-t-il de manières de payer Frs 23.85 avec des pièces de 1Fr, 50cts, 20,10 et 5 cts ? Flairant le piège, je me lance dans un peu de combinatoire, mais faute de formulaire sous la main, le développeur me force à sauter dans le trou: imbriquer 5 boucles for correspondant aux 5 valeurs des pièces, et incrémenter un compteur quand le total est bon. … ça marche mais …. Complexité ? ben O(N^5). Alors pour payer Frs 1’234’567’95 ça va faire quoi ? il faut mettre les plus gros ordinateurs du monde sur le coup pour plusieurs jours, mois, années ! Le programmeur admet que mon idée du début était pas mal… Gagné (je crois).

A midi je vais manger un morceau avec Simon, un sympathique australien qui bossait pour la boite qui a créé ce qui est devenu Google Maps. Après le rachat, Google lui a proposé un job, et il a choisi Zürich. Il me raconte la croissance spectaculaire en Europe : 50 personnes il y a 3 ans, puis 100, puis 200 l’an passé, 400 maintenant. Pour doubler encore cette année, Google Zürich doit embaucher 10 personnes par semaine ! Il évoque les problèmes de recrutement que ça pose. On imagine…

Après avoir mangé (gratuit pour tout le monde) et bu (gratuit), on va boire un café (gratuit). Ensuite il me fait visiter les incroyables locaux de la boite, illustrée par les jolies photos de « tiptoe » ci dessus : on peut discuter dans des lieux très variés incluant des télécabines, des igloos ou des oeufs, se relaxer dans des canapés de toutes forme, avec palme à la baignoire dans la salle des aquariums. Faire du sport dans un fitness, et même se faire masser (oui, oui, gratuitement …). Il y a même un toboggan pour descendre au restaurant plus vite !

Bref tout est fait pour créer une ambiance décontractée, genre campus universitaire, mais avec les moyens d’une boite qui brasse des milliards.

Travailler chez Google, c’est sans aucun doute une expérience unique. Même si ça causera un important changement dans notre vie familiale, je crois bien que si je reçois une proposition ferme et financièrement intéressante, je signe.

Catégories :Internet, Job, Suisse

Adieu Geneviève, et merci.

26 janvier 2008 Laisser un commentaire

Geneviève a rejoint le paradis blanc. Déjà. Il y a quelques mois, nous fêtions ses 50 ans, sa bonne humeur et son enthousiasme nous faisaient oublier qu’elle ne pouvait plus marcher. Déjà. Il y a un an nous l’aidions à emménager avec Jean dans la superbe maison qu’ils avaient dessiné ensemble, puis décidé de construire malgré tout. Malgré ces petits fourmillements désagréables dans les pieds.

Car il y a deux ans, les médecins avaient lâché 3 mots: « Sclérose Amyothrophique Latérale« . Et puis d’autres, deux par deux : « aucun espoir », « aucun traitement », « quelques années »… Aussi appelée maladie de Charcot ou de Lou Gehrig, la SLA est une horreur inimaginable : pour une raison inconnue, les neurones moteurs se mettent à dégénérer, puis à mourir, petit à petit. Les neurones moteurs, ce sont ceux qui commandent les muscles, et seulement ceux là. Les muscles qui ne sont plus excités s’atrophient peu à peu : paralysie progressive des pieds et/ou mains, puis des jambes/bras, puis de la face, de la langue. Peine à parler, puis à avaler, puis à respirer… Le coeur est le dernier muscle à désobéir, après des semaines de respiration artificielle, si on a choisi cette voie. Mais d’ici là, la tête marche parfaitement bien. Aussi bien que celle de Stephen Hawking, le célèbre physicien pour qui la maladie a subitement cessé de progresser, mais aussi pour Geneviève, qui n’a pas eu cette chance rarissime.

Geneviève, elle, a utilisé sa tête pour aimer. Pour aimer Jean, Pierre, sa maman, et les amis dont nous avons eu la chance de faire partie. Pour aimer la musique même si elle ne pouvait plus jouer du piano. Pour aimer le chant, alors que sa voix magnifique s’était éteinte après tant d’airs d’opéra, de chœurs et de rires puissants. Pour aimer la vie au point d’en profiter autant que possible, jusqu’au moment de lui dire adieu et de la quitter, trop tôt.

Adieu Geneviève, et merci. Un peu de ton énergie est passée en chacun de nous. Nous savons encore mieux maintenant que la vie est un cadeau fragile dont nous devons profiter jusqu’à la dernière minute, en aimant.

Catégories :Famille et Amis Étiquettes : , , ,

Interview (chez) Google 2

17 janvier 2008 1 commentaire

Après un premier interview téléphonique avec un développeur de Google Zürich, j’en ai eu un second de près d’une heure également avec un « Tech Lead » où nous avons surtout parlé de management de personnes, en particulier des fameux « projets 20%« .

Chaque employé de Google est libre de consacrer 20% de son temps (un jour par semaine) à un projet personnel, non directement relié à son cahier des charges. L’intervieweur m’ayant demandé comment inciter les membres d’une équipe à réellement consacrer 20% de leur temps à ceci, je n’ai pas vraiment été surpris qu’ils ne le fassent pas d’eux-mêmes, mais plutôt que Google tienne à ce qu’ils le fassent. J’ai ainsi appris que ces projets sont souvent les germes des nouveaux produits Google, donc une source importante de la créativité de cette entreprise très spéciale. J’ai proposé quelques solutions, notamment de former des équipes sur ces projets en insistant sur la complémentarité dans les teams, la créativité n’étant qu’un des talents requis.

Après quelques autres questions ouvertes dont j’avoue ne plus bien me souvenir, j’ai posé quelques questions sur la structure du management et la gestion des projets chez Google qui ont confirmé ma première impression : la stratégie de Google est de miser sur la créativité de ses employés et la capacité du management à repérer la prochaine « killer-app » afin de rééditer un coup similaire (ou complémentaire) à celui de son moteur de recherche qui draine des milliards de revenus publicitaires.

Le lendemain, j’ai (enfin) été convié à Zürich pour une interview « face to face » et là je viens de recevoir quelques infos et un lien vers « Interviewing at Google » qui regorge d’ infos intéressantes comme :

  • Des recommandations sur la préparation de l’interview comme :
    • The dress code at Google offices is casual – that means whatever you feel comfortable in. We care more about what you have to say than what you are wearing. Cool. Pas besoin de cravate !
    • « Relax and enjoy it. » 🙂
  • La liste des produits Google. Oui, ils font tout ça. Et encore des choses qui ne sont pas là.
  • Un encouragement à participer à TopCoder, un site de compétitions de programmation sur lequel je reviendrai bientôt sur Dr. Goulu.
  • Des infos sur ce qui se fait à Zürich : « distributed systems, information retrieval, algorithms, UI, a variety of novel search features and scalability issues related to dealing with huge amounts of data ». Ils travaillent également sur la localisation (support des langues européennes). Les conditions de travail sont là.
  • Quelques indications chiffrées sur le moteur de recherche :
    • il visite et réindexe des milliards de pages web totalisant plus de 20 TeraBytes de données tous les quelques jour
    • il exécute le fameux algorithme Pagerank™ de classement des pages sur un graphe formé par 3 milliards de noeuds (les pages) et 20 milliards de liens.
  • Et quelques infos sur des projets sur lesquels ils travaillent :
    • Développer des algos pour mettre l’index à jour quelques minutes après la modiciation ou la création d’une page
    • La recherche rapide dans les quelque 845 millions de messages Usenet accumulés en 20 ans et 880 millions d’images
    • Le calcul distribué. je l’ignorais, mais la Google Toolbar permet de joindre des projets tels que Folding@Home
    • Et bien d’autres sujets tous plus passionnants les uns que les autres …

Je vous raconte ma visite à Zürich dans 2 semaines. A suivre …

Catégories :Job