Mon premier site web : prémonition !

Je viens de retrouver par hasard un petit texte que j’avais publié en 1995 dans le journal du Microclub, dont j’étais le rédacteur. J’y annonçais la création de mon premier site internet (oui oui, en 1995…) et je terminais par une phrase dont je suis très fier, rétrospectivement :

Finalement, un petit pari sur l’avenir qu’on verra si je suis Nostradamus ou Elisabeth Tessier (un des deux se plante souvent, l’autre toujours) : Internet sera aux années 2000-2010 ce que le téléphone a été à ce siècle. Z’êtes abonnés au téléphone, non ?

Quand j’y repense, j’étais vraiment audacieux d’imaginer qu’en 2008 tout le monde aurait l’internet chez lui … Quelqu’un oserait-il faire une petite prédiction pour 2021 ?

Scooter électrique

Laura voulait un scooter pour ses 16 ans. Nous n’étions pas très excités à l’idée d’avoir un engin de mort pétaradant de plus, mais c’est vrai que si elle disposait d’un moyen de se rendre à quelques km chez ses amies ou à ses cours de musique toute seule, ça nous arrangerait.

Par hasard, nous avons découvert l’existence de scooters électriques assez performants, les e-Blitz, vendus en Suise par Civa. Il y en a plusieurs modèles, mais nous avons obtenu un bon prix sur un e-Blitz 2 : d’une puissance de 800W, il vous emmène à 50 km à 45 km/h (maximum, moins vite quand je suis dessus…). Il faut ensuite le brancher 6h à une prise 220V pour refaire le plein. L’engin est très complet, avec un frein à disque à l’avant et toutes les lumières et clignotants requis pour la circulation en Suisse. La simplicité du moteur (un brushless monté directement dans le moyeu de la roue) réduit l’entretien à presque rien, ce qui est un avantage important aussi.

Pour les inconvénients, il faudra voir à l’usage…

Mort d’un Chat chouette

Sweety s’est fait shooter par une voiture à quelques mètres de chez nous. C’était un chat étonnant, peut-être le plus intéressant parmi la vingtaine qui m’ont fait l’honneur de m’accepter comme esclave… Tous les Goulus sont très tristes :-(

retour à l’analogique

Il y a pile 20 ans, je terminais mon diplôme d’ingénieur informaticien à l’EPFL. A l’époque, on arrivait enfin à dépasser la bande passante du téléphone séculaire grâce à la technologie numérique : le Réseau Numérique à Intégration de Services (RNIS, ou ISDN en anglais) allait mettre au rebut nos bons vieux téléphones et ouvrir la voie au monde digital. Plus d’infos »

Visite chez Google

Après un ou deux interviews téléphoniques, j’ai donc été convié à une journée d’entretiens chez Google à Zürich. Les 400 employés venaient de déménager dans de nouveaux bureaux flambant neufs. A la réception, je tape mon nom sur une bécane, tout le reste est automatique. J’attends un instant sur des canapés rouge bleus et jaunes à côté d’un flipper… Leila, ma (très) charmante recruteuse, me conduit à la salle “Mr. Burns” (le directeur de la centrale nucléaire des Simpsons…), une petite pièce de réunion très sobre par rapport aux lieux que nous venons de traverser, j’y reviendrai.

Là, j’ai eu successivement 5 tête-à-tête avec 2 programmeurs, 2 “tech leads” (le job pour lequel je suis pressenti) et le directeur technique. Les discussions sont très directes, ouvertes et franches. Pas de trucs bateau genre “quelles sont vos qualités et vos défauts”. Les questions sur le management sont essentiellement liées au “people management” : comment faire que tout le monde soit bien, comment dépister le “burn out” etc. Pratiquement rien sur le business à part des réponses à mes propres questions, peu sur la gestion de projet : une grande liberté est laissée aux “tech lead” pour organiser et gérer les projets de leurs “teams”.

Techniquement, les questions sont assez pointues, il faut écrire du code au tableau, le discuter et l’optimiser. En gros, tout tourne autour de la “scalabilité” : comment faire en sorte qu’un programme reste efficace avec une grande masse de données. Par exemple, la question commence comme ça : combien y’a-t-il de manières de payer Frs 23.85 avec des pièces de 1Fr, 50cts, 20,10 et 5 cts ? Flairant le piège, je me lance dans un peu de combinatoire, mais faute de formulaire sous la main, le développeur me force à sauter dans le trou: imbriquer 5 boucles for correspondant aux 5 valeurs des pièces, et incrémenter un compteur quand le total est bon. … ça marche mais …. Complexité ? ben O(N^5). Alors pour payer Frs 1′234′567′95 ça va faire quoi ? il faut mettre les plus gros ordinateurs du monde sur le coup pour plusieurs jours, mois, années ! Le programmeur admet que mon idée du début était pas mal… Gagné (je crois).

A midi je vais manger un morceau avec Simon, un sympathique australien qui bossait pour la boite qui a créé ce qui est devenu Google Maps. Après le rachat, Google lui a proposé un job, et il a choisi Zürich. Il me raconte la croissance spectaculaire en Europe : 50 personnes il y a 3 ans, puis 100, puis 200 l’an passé, 400 maintenant. Pour doubler encore cette année, Google Zürich doit embaucher 10 personnes par semaine ! Il évoque les problèmes de recrutement que ça pose. On imagine…

Après avoir mangé (gratuit pour tout le monde) et bu (gratuit), on va boire un café (gratuit). Ensuite il me fait visiter les incroyables locaux de la boite, illustrée par les jolies photos de “tiptoe” ci dessus : on peut discuter dans des lieux très variés incluant des télécabines, des igloos ou des oeufs, se relaxer dans des canapés de toutes forme, avec palme à la baignoire dans la salle des aquariums. Faire du sport dans un fitness, et même se faire masser (oui, oui, gratuitement …). Il y a même un toboggan pour descendre au restaurant plus vite !

Bref tout est fait pour créer une ambiance décontractée, genre campus universitaire, mais avec les moyens d’une boite qui brasse des milliards.

Travailler chez Google, c’est sans aucun doute une expérience unique. Même si ça causera un important changement dans notre vie familiale, je crois bien que si je reçois une proposition ferme et financièrement intéressante, je signe.

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