une semaine dans un aquarium

L’Egypte est un pays merveilleux, un vaste désert doté de deux merveilles aquatiques : le Nil avec ses temples multi millénaires, et la Mer Rouge. En attendant l’occasion de suivre les traces de Ramsès II, nous sommes retournés pour la 3ème fois dans un des plus riches aquariums de la planète.

"Red Sea", photo de omdaa sur flickr

Sharm el Sheikh est la Mecque de la plongée, à quelques km du Parc National du Ras Mohammed, enregistré au patrimoine de l’Unesco et que nous avions visité en 2002. Cette année nous nous sommes installés plus au nord, près de la zone protégée de Nabq.

A cet endroit, les hôtels sont installés le long d’une sort d’atoll : la barrière de corail est distante de quelques centaines de mètres de la plage. Selon la marée et le moment de la jounrée, on peut s’y promener à pied pour examiner crabes et coquillages de près, y faire du kite surf en profitant des forts vents thermiques du matin ou “snorkeler” avec un masque et un tuba autour de quelques têtes de corail très accessibles, où on voit même des poissons lions et de petites murènes.

Notre hotel possédait une passerelle de près de 300m qui permet de rejoindre la barrière de corail à pied sec, et de plonger ensuite à l’extérieur du récif. Cette opération était dangereuse le matin en raison des vagues levées par le vent, et difficile à marée basse, ce qui fait qu’une seule exploration par jour était possible, et de ce fait très fréquentée. Pourtant, malgré les dizaines de paires de palmes qui écumaient la mer, on pouvait découvrir des milliers de poissons de toutes les formes et toutes les couleurs sur de magnifiques formations coralliennes.

Un jour nous avons embarqué sur l’un des innombrables bteaux qui emmênent chaque jour des milliers de touristes et plongeurs en mer et avons plongé sur le récif Jackson, dans le détroit de Tiran, près de l’île du même nom.

Jackson Reef

Jackson Reef. Cliquer pour la localiser sur Google Maps

Ce n’était pas la plongée la plus facile pour un plongeur occasionnel comme moi accompagné de deux jeunes filles dont l’une faisait sa première plongée en mer : le fort courant nous a épuisés rapidement, à peine avions nous pu rejoindre l’impressionnante falaise de corail qui plonge de la surface jusqu’à plus de 40m.

La deuxième plongée à la pointe sud de Sharm el Sheikh fut plus facile et nous permit de longer le récif en famille, tranquillement à 12m de profondeur, découvrant une fois de plus une multitude de poissons multicolores, de coraux de toutes formes et d’autres créatures toutes plus étonnantes les unes que les autres.

Une semaine en Mer Rouge est un dépaysement garanti, à condition de ne pas se limiter à la bronzette et à la piscine. Malheureusement cette destination très (trop?) courue favorise aussi les abus et hélas nous avons été assez déçus du niveau de service de notre hotel. Nous choisirons mieux la prochaine fois.

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Virée en Gruyère

22 septembre 2008 Dr. Goulu Laisser un commentaire

La Gruyère est connue mondialement pour le fromage dont elle n’a pas eu la bonne idée de protéger le nom, mais c’est aussi un endroit magnifique où il y a plein de choses à faire. Nous venons d’y passer 3 jours bien remplis.

D’abord, en face du Château de Gruyère il y a le Giger Museum. En 1980, le monde sombre et cauchemardesque de Giger s’est révélé grâce au film “Alien” (le premier, le seul, le vrai, le bon). Mêlant créatures fantastiques, mécansimes destructeurs et références cabalistiques, l’oeuvre de Giger ne respire pas vraiment la joie de vivre mais sa créativité ne peut que fasciner. Au musée on trouvera des oeuvres de très grand format couvrant des parois entières, des sculptures “bioméchanoïdes” dont certaines ont été utilisées dans “Alien” et “La Mutante”, et la célèbre salle à manger de Giger, dont la table et les sièges semblent faits d’ossements.

Pour prolonger cette visite indispensable, mais déconseillée si vous êtes un peu dépressif, il faut absolument passer boire un verre (de terre) au Giger Bar en face. Ne pas s’étonner si quelques gothiques peuplent les lieux, il n’y a pas d’autre cimetière en ruine dans le coin.

Changement d’ambiance à l’hôtel Cailler de Charmey, un endroit très calme, propre et au personnel très sympathique. Son principal intérêt est la proximité immédiate des Bains de la Gruyère, un établissement tout neuf, pas très grand mais très bien équipé. L’architecture de l’ensemble est audacieuse. J’aime.

Les petits déjeuners de l’hôtel Cailler sont redoutablement copieux, avec fromage et meringues + crème double au buffet… Nous avons trouvé notre menu de demi-pension “correct mais sans plus”. Un autre repas pris à l’hôtel du Soleil de Charmey nous a plus plu, en particulier les desserts, fantastiques.

Pris sous un brouillard dense, nous avons fui en direction du col du Jaun, découvrant une verte vallée à vaches à crème double de plus. Au village de Jaun, suivant notre instinct nous empruntons une impressionnante route de montagne indiquant “bergrestaurant Ritzli-Alp”. Bonne pioche. Nous découvrons une cabane avec terrasse (pleine) et véranda donnant sur une vue à couper le souffle sur les préalpes fribourgeoises. Et les röstis agrémentés de fromage, d’oeuf ou de jambon y sont absolument délicieux, pour un prix très correct.

Nous ne sommes pas aussi bien reçus le lendemain quand nous empruntons le télécabine “Rapido Sky” de Charmey vers Vounetz, au sommet des futures-ex-pistes (1600 m…) . Un cuisinier désagréable sert des röstis réchauffés, des macaronis d’alpage où le jambon apparait en miettes microscopiques, et refuse d’arroser nos meringues de crème sous prétexte que c’est le boulot de la serveuse, débordée, mais qui parvient à garder le sourire. Rapport qualité/prix digne d’un piège à touriste.

photo de Henri Weisen sur flickr

Retour à Jaun pour le “Schafscheid”, le marché aux moutons. La rue principale est encombrée de stands de toutes sortes. Après un petit tour près de la magnifique cascade qui sort du rocher, nous commençons notre shopping : moutarde de bénichon (celle de l’épicerie de Jaun est la meilleure dit-on), cuchaule, crème double, meringues, fromage… de quoi tenir 2 jours de plus en plaine, et c’est déjà l’heure de rentrer.

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Aloan

Magnifique concert d’Aloan, le groupe romand qui monte et qui ira loin, ce soir au Parc de la Grange à Genève.

La chaude voix de Lyn M et le percutant Granite ont vite conquis les quelques milliers de curieux, occupant la scène tout au long de 2 heures d’un concert varié, alternant les morceaux soul, trip-hop, tirant rue le rock ou le reggae à l’occasion.

Une excellente soirée pour nous, et aussi pour eux, visiblement heureux voire émus par le succès qu’ils rencontrent enfin, après des années de travail.

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How to be a Megastar ?

Nous les avions vus à Las Vegas, et leur géniale vidéo nous avait transformés en fans au point d’être prêts à aller à Paris les voir, mais le Blue Man Group est venu là, juste à côté, à l’Arena de Genève hier soir nous donner son spectacle “How to be a Megastar“.

le numéro qui a fait leur célébrité (en video ici)

En sortant ravie, Julia nous a demandé comment expliquer à ses copines ce que faisait le Blue Man Group, et c’est bien la difficulté : un spectacle du Blue Man group, c’est une sorte de spectacle de rue géant, un concert de rock humoristique, du mime à percussions et de video au second degré. Ou de mime video avec du rock percutant et de l’humour au second degré, au choix. Bref, une magie assez difficile à décrire avec des mots. En video, c’est plus clair, voici un petit extrait :

A noter qu’à notre grande surprise, toutes les vidéos et textes du spectacle ainsi même que les paroles de certaines chansons étaient traduits en français pour la tournée francophone. Un grand bravo !

En plus, le spectacle d’hier soir a été l’occasion de découvrir en première partie Aloan, le groupe suisse romand qui monte. J’avais entendu “Good Day” sur Couleur3 (petit extrait ici, 3ème morceau), mais c’était trop bien pour que je réalise que ce n’était pas Amy Winehouse : la musique est excellente et la chanteuse remarquable. A suivre !

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L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger.

En cherchant l’origine de ce dicton professionnel qui me semble plus vrai chaque année, je suis tombé sur ce texte qui correspond si bien à ec que je voulais dire sur le sujet que je le reprends tel quel :

Pouvoir négliger est, en technique, une nécessité tout aussi impérieuse que savoir calculer. Mais savoir négliger est un art difficile et subtil qui exige à la fois une connaissance approfondie des phénomènes ainsi que des techniques, et un jugement sûr pour évaluer le degré d’approximation nécessaire, encore compatible avec les buts à atteindre.

L’ingénieur doit savoir que les modèles simples sont faux, mais que ceux qui ne le sont pas sont inutilisables. Entre un perfectionnisme fatal parce que trop coûteux et un empirisme dangereux par son caractère aléatoire, il doit trouver le juste compromis qui satisfait en même temps les exigences de qualité et les impératifs économiques.

Il y des choses que l’on peut calculer, il y en a d’autres qu’il faut estimer ou sentir. L’ingénieur doit être capable des deux démarches et, plus encore, il doit avoir le discernement nécessaire pour faire la distinction entre les deux.

La réalité est toujours plus complexe que la théorie qui tente de la décrire. En effet, pour appréhender cette réalité, on est bien obligé de la simplifier et de la schématiser. Elle s’en venge quelquefois avec malice ou violence, rappelant l’ingénieur imprudent à sa condition d’homme…. Mais souvent aussi, elle se prête à ce jeu et accepte de donner à l’ingénieur la joie d’avoir participé à une création.

Le texte est attribué à un “Ing. E. Juillard” que je n’ai pas le plaisir de connaitre, et je n’ai pas trouvé d’autres sources de l’expression “L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger.” Si vous en savez plus, un commentaire est le bienvenu, merci !

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