Namibie 2010

24 octobre 2010 Laisser un commentaire

Cet été, mais là bas c’est l’hiver, nous avons fait un petit tour de 18 jours en Namibie.

Mais pourquoi la Namibie ?

Bonne question souvent posée par nos parents et amis. Pour notre premier voyage en Afrique, nous voulions:

  1. voir des animaux. Possible dans tous les pays du sud de l’Afrique, mais le Parc National d’Etosha un des rares pouvant être visité avec son propre véhicule.
  2. voir de beaux paysages. Là encore, grand choix dans la région, mais le Namib, c’est quand même LE désert.
  3. voyager par nous mêmes pour rencontrer si possible un peu la population locale
  4. ne pas (trop) devoir faire attention à notre santé (malaria, fièvre jaune …) et ça, les médecins sont souvent surpris en le découvrant, la Namibie est un pays relativement sain (si on excepte les ravages du HIV et autres MST…). Ce n’est qu’au nord à la saison des pluies que la prophylaxie contre la malaria est conseillée.

C’est comment ?

Mââgnifique. Un autre monde. La découverte de l’Afrique pour nous : vaste, variée, colorée, aride, riche, pauvre. Et facile : la Namibie est beaucoup mieux organisée et équipée que nous l’imaginions. Ce n’est pas l’Aventure Sauvage, c’est juste une destination touristique peu connue, assez chère il est vrai, mais le rapport qualité/prix vaut définitivement le coup. Objectifs 1,2,3 et 4 atteints, avec une petite réserve pour les contacts avec la population, limités à la petite proportion active dans le tourisme.

Une surprise, car nous ne l’avions pas réalisé avant, c’est que la Namibie est profondément allemande. C’était une colonie allemande, mais le territoire est toujours en très grande partie en mains d’immigrés allemands, qui parlent allemand depuis des générations, engagent des stagiaires allemandes qu’ils épousent parfois ensuite, et préparent des recettes de cuisine allemandes en regardant Derrick devant la télé satellite allemande. Et comme une majorité de touristes sont germanophones, on se fait au moins aussi bien comprendre en allemand qu’en anglais, choisi comme unique langue nationale pour ne favoriser aucune ethnie du pays…

Le tour

Nous sommes partis d’un tour de 15 jours proposé par Sense of Africa (très bien) et vendu en Suisse par. Nous l’avons fait prolonger de 3 jours, ce qui s’est révélé un bon choix vu les très longues étapes. L’agence ITECE de Meyrin s’est occupée de tout à la perfection.

Mais ça a mal commencé : au lieu de dormir dans l’avion entre Zürich et Johannesburg, nous avons passé une nuit au Hilton de Zürich (chambres somptueuses) et à l’Emperor’s Palace de Johannesburg (presque aussi bien) aux frais de Swiss, car l’avion a eu 10 heures de retard, et nous avons raté notre correspondance pour Windhoek, où nous arrivons avec un jour de retard…

  • Okomintudu Guestfarm : 18’000 hectares anciennement dévolus à la chasse, désormais consacrés essentiellement au tourisme. Accueil très sympa. Chambres énormes et très confortables, seule piscine chauffée du voyage. Equitation. Excellente table d’hôtes, découverte des steaks de kudu et d’oryx, la meilleure viande en ce bas monde. Safari photo avec le fermier-gérant, presque aussi étonné et heureux que nous de voir deux girafes sur ses terres.  Moment inoubliable. Si vous cherchez l’aventure, prenez comme nous la D entre Windhoek et la farm à travers le plateau de Khoma plutôt que l’itinéraire recommandé : c’est deux fois plus long, mais beaucoup plus beau (« petit » 4×4 recommandé)
  • Wabi Lodge, dans la région du Waterberg. Le site internet est très complet et instructif sur l’écologie du domaine et son évolution de la chasse vers la conservation des espèces et le tourisme. Vastes et belles chambres bien équipées, trophées et cendriers-pattes d’éléphant en souvenir de la période chasse… Piscine, bonne cuisine. Safari avec un chauffeur+guide noir très intéressant, la seule réelle conversation avec un noir. Il amène quelques bottes de foin aux rhinocéros et aux hippopotames (les seuls que nous verrons) au point d’eau. Moment inoubliable No 2.
  • le camp Halali a le seul intérêt d’être situé au milieu du parc national d’Etosha. Les chambres sont très correctes, la piscine aussi mais l’accueil, le restaurant et le magasin sont aux mains de fonctionnaires profitant du statut de monopole des NWR : à quoi bon sourire aux clients et leur préparer de bons repas, vu qu’ils n’ont pas le choix ? Conseil : rien ne sert de payer (cher) un safari dans le parc en 4×4, le véhicule reste sur les routes que l’on peut parcourir soi même et on y voit les mêmes animaux : centaines de springbok, d’impala et de zèbrese, familles d’éléphants, de girafes. Moments inoubliables No 3 à 10. De plus, le spectacle est gratuit le soir au point d’eau éclairé du camp : séance d’intimidation entre 3 rhinos et 2 éléphants. Moment inoubliable No 11.
  • Etosha Safari Lodge est magnifiquement situé sur une colline à 10 km au sud d’un accès à Etosha. Belles chambres et piscines (mais froides…), bon buffet dans l’ambiance feutrée typiquement lodge. Personnel noir accueillant et compétent. Une bonne adresse.
  • Eileen Guestfarm est bien cachée dans les montagnes d’Erongo. Depuis une route D en mauvais état, il faut encore faire 5 km sur une route d’accès comportant 79 « humps », bosses destinées à éviter le ravinement. L’accueil et l’humour de Frederick et Rita s’y fait déjà sentir par de petits panneaux « encore un effort », « vous y êtes presque », « pas de panique, on peut passer sans 4×4 » etc. Chambres simples mais agréables, piscine, excellent repas et discussions animées par Frederick sur la faune, la flore, la géologie, la politique, pleine de petites phrases mémorable du genre « si vous avez encore faim, prenez de la viande, c’est ce qu’il y a de moins cher. Les patates sont importées d’Afrique du Sud, alors que la viande, elle coute une balle de fusil pour 50 kg … ». Frederick nous envoie à un « Living museum » des San, le peuple bochiman. Le sentiment d’être des touristes voyeurs disparait rapidement devant l’accueil et la gentillesse des San, dont on sent rapidement l’autenthicité : ces gens aiment leur mode de vie, ils ne le subissent pas. Rencontre inoubliable
  • A Swakopmund, mous avons logé à l’Orange House, un B&B qui s’agrandit au point de devenir un petit hotel. A deux pas du bord de mer et à 15 mins de marche du « Lighthouse », excellent pub&resto. Les meilleurs steaks d’oryx du voyage (350 g…) et les meilleures ribs de ma vie (800g) ex-aeco avec le Texas! Entre Swakopmund et le port de Walwis Bay se trouve une spectaculaire ligne de dunes très prisées par les touristes qui les gravissent à pied, en quad ou les survolent en montgolfière. Mais l’attraction à ne pas manquer, c’est une croisière à Walwis bay, évidemment à la voile pour nous. Des pélicans et des phoques peu farouches viennent sur le bateau s’exhiber et manger dans la main d’une très jolie accompagnatrice…
  • Ensuite nous avons logé à la ferme Nidersachsen, une ferme très isolée dans une zone très sèche en bordure du désert. Deux générations de fermiers nous accueillent dans des chambres simples, propres et confortables, mais l’activité principale est l’élevage de moutons Karakul pour la production d’astrakan. Le tour du domaine en 4×4 est spectaculaire, intéressant du point de vue botanique et géologique, mais nous voyons assez peu d’animaux, probablement en raison de la sécheresse.
  • Notre point de départ vers les fantastiques dunes_de_Sossusvlei a été Büllsport, une luxueuse guestfarm totalement convertie au tourisme, hébergeant en permanence une trentaine de touristes.
  • De retour à Windhoek, nous avons un peu de temps pour visiter la ville avant de rejoindre Etango Ranch, très agréable, mais dont l’intérêt principal est d’être juste à côté de l’aéroport pour notre retour le lendemain…

Logement : Lodges ou Guestfarms ?

En dehors des villes, il existe trois types d’hébergement en Namibie : les lodges, les guestfarms et les camps. Historiquement les choses étaient claires : les lodge accueillaient les riches adeptes de la chasse aux trophées dans le luxe pour des semaines, les « guestfarms » permettaient de passer une nuit d’étape confortable dans une ferme , et le camp permettait de planter sa tente sur un propriété privée ou dans un parc national, en bénéficiant d’eau et de sanitaires pour quelques rands.

Avec l’évolution du safari fusil au safari photo, le développement de la chasse dans les fermes et l’avènement du camping-car, les distinctions ne sont plus aussi nettes. D’abord, vous pouvez aller dans un lodge une nuit ou deux, sans chasser. Ou vous pouvez passer des semaines dans une « guestfarm » et chasser. Et vous trouverez à côté de chaque type d’établissement un camp. Les logdes et les fermes ont toutes deux des piscines, et vous proposent toutes deux des excursions ou des safaris photo sur leur domaine. Même au niveau du luxe il n’y a pas de distinction nette : dans certaines fermes vous trouverez des bungalows de 60m2 dont 10 pour la douche, tout confort, équipement moderne et décoration de très bon goût tout à fait digne d’un bon lodge.

La seule vraie différence, c’est le contact avec les autres clients et avec les namibiens, qui se matérialise au repas du soir. Dans un lodge, vous mangez à votre table individuelle, servi par du personnel local, noir ou blanc, bien formé. Si vous rencontrez le propriétaire, c’est quelques minutes à l’arrivée ou au départ. Dans une guestfarm, c’est le principe de la table d’hôte : le fermier et sa famille accueillent tous leurs clients à leur table et partagent leur repas dans une ambiance conviviale, animée et intéressante. Il faut dire que les fermes namibiennes sont très isolées, et que les contacts avec les touristes sont vitaux pour les fermiers qui ont le malheur de naitre extravertis…

Conduire

Un petit tour en Namibie, c’est 3500 km, donc plusieurs heures de voiture par jour, voire des journées complètes pour les grandes étapes. Si vous n’aimez pas conduire, prenez un tour organisé.

Si vous craignez de conduire à gauche, je vous rassure c’est moins difficile qu’on croit, avec une automatique du moins. Il faut surtout faire très attention aux intersections parce que d’instinct on regarde du mauvais côté. On s’arrête, on est en vacances, calme, on regarde des deux côtés, on réfléchit à la trajectoire qui nous amènera du côté gauche de la chaussée voulue, et on y va tranquillement. Dans les villes comme Windhoek ou Swakpomund, la densité du trafic avoisine celle d’un gros village de chez nous, donc pas de stress.

Commençons par LA bonne nouvelle :  les routes namibiennes sont très bien indiquées. A chaque intersection vous trouverez des panneaux clairs portant le numéro des routes, qui correspondent ô miracle à ceux indiqués sur les cartes, et en prime les distances vers les villes les plus proches, qui sont en même temps les distances vers les stations service les plus proches, donc les garages les plus proches, les distributeurs d’argent (ATM) et les médecins les plus proches. Informations importantes donc.

Autre relativement bonne nouvelle, environ 25% des routes, celles numérotées « B », sont goudronnées, bien droites, bien entretenues, on y roule à 100-120 km/h sans autre problème que les phacochères qui traversent la route totalement à l’improviste, et le risque de s’endormir sur les lignes droites de 20 km où on ne capte aucune station de radio une fois que tous les passagers dorment déjà. Les autres véhicules représentent un risque faible tellement il y en a peu, mais nous avons détecté quelques fangio locaux adeptes du dépassement sans visibilité. Il n’y a pas (encore) de routes « A » comme « autoroute », mais certains tronçons des « B » s’en approchent.

Mais 75% du petit tour typique se font sur des pistes de sable, de poussière, de cailloux, de trous, de bosses et le plus souvent de tout ça à la fois. Sur les routes « C » on peut espérer une moyenne de 80 km/h, mais il faut être très vigilant aux nombreux passages à gué ensablés, aux côtes caillouteuses et aux passages en tôle ondulée. Sur les routes « D », comptez entre 60 et 40 km/h de moyenne suivant le nombre de bacs à sable et de gros cailloux. Il parait que c’est nettement pire à la saison des pluies (décembre à mars) ou juste après (avril, mai) quand ces routes sont ravinées. Il y a aussi des routes « E » et « F », équivalentes à des routes forestières ou d’alpage de chez nous, 20 km/h si tout va bien.

Si vous n’avez jamais conduit sur sable mais que vous connaissez la neige vous ne serez pas dépaysé, les bons réflexes viennent d’instinct : pas de coup de frein, de volant ou de gaz violent, tout en douceur, on anticipe en ralentissant avant la difficulté, ce qui implique de toujours regarder la piste et de pouvoir s’arrêter dès qu’on ne la voit plus. Chaque mois en Namibie, plusieurs touristes paient de leur vie une petite inattention ou leur excès de confiance dans leur 4×4, donc les 3 règles de base sont : méfiance, méfiance et méfiance.

4×4 ou pas 4×4 ? Je dirais que ce n’est pas indispensable si on reste sur les pistes « normales ». A deux ou si votre budget bagnole est limité, prenez une VW Polo. C’est la voiture la plus appréciée des locaux, il parait qu’elle passe bien le sable grâce à son fond tout plat et au pire, légère, vous pourrez la pousser, tirer ou soulever facilement.  Un « petit » 4×4 comme le Subaru Forester que nous avions apporte surtout un peu de confort dans les cahots, mais permet aussi occasionnellement de choisir certaines routes « D » mal entretenues et d’accéder soi-même à certains sites des parcs nationaux comme les dunes_de_Sossusvlei, qui nécessitent impérativement un 4×4. C’est d’ailleurs le seul endroit où le Forester était un peu juste, mais ça fait tellement plaisir de passer quand même… A vous de voir si un « grand » 4×4 comme un Toyota Land Cruiser se justifie pour 10 ou 20 km sur 3500…

Et les photos ?

Les meilleures sont sur flickr

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une semaine dans un aquarium

26 octobre 2008 Laisser un commentaire

L’Egypte est un pays merveilleux, un vaste désert doté de deux merveilles aquatiques : le Nil avec ses temples multi millénaires, et la Mer Rouge. En attendant l’occasion de suivre les traces de Ramsès II, nous sommes retournés pour la 3ème fois dans un des plus riches aquariums de la planète.

"Red Sea", photo de omdaa sur flickr

Sharm el Sheikh est la Mecque de la plongée, à quelques km du Parc National du Ras Mohammed, enregistré au patrimoine de l’Unesco et que nous avions visité en 2002. Cette année nous nous sommes installés plus au nord, près de la zone protégée de Nabq.

A cet endroit, les hôtels sont installés le long d’une sort d’atoll : la barrière de corail est distante de quelques centaines de mètres de la plage. Selon la marée et le moment de la jounrée, on peut s’y promener à pied pour examiner crabes et coquillages de près, y faire du kite surf en profitant des forts vents thermiques du matin ou « snorkeler » avec un masque et un tuba autour de quelques têtes de corail très accessibles, où on voit même des poissons lions et de petites murènes.

Notre hotel possédait une passerelle de près de 300m qui permet de rejoindre la barrière de corail à pied sec, et de plonger ensuite à l’extérieur du récif. Cette opération était dangereuse le matin en raison des vagues levées par le vent, et difficile à marée basse, ce qui fait qu’une seule exploration par jour était possible, et de ce fait très fréquentée. Pourtant, malgré les dizaines de paires de palmes qui écumaient la mer, on pouvait découvrir des milliers de poissons de toutes les formes et toutes les couleurs sur de magnifiques formations coralliennes.

Un jour nous avons embarqué sur l’un des innombrables bteaux qui emmênent chaque jour des milliers de touristes et plongeurs en mer et avons plongé sur le récif Jackson, dans le détroit de Tiran, près de l’île du même nom.

Jackson Reef

Jackson Reef. Cliquer pour la localiser sur Google Maps

Ce n’était pas la plongée la plus facile pour un plongeur occasionnel comme moi accompagné de deux jeunes filles dont l’une faisait sa première plongée en mer : le fort courant nous a épuisés rapidement, à peine avions nous pu rejoindre l’impressionnante falaise de corail qui plonge de la surface jusqu’à plus de 40m.

La deuxième plongée à la pointe sud de Sharm el Sheikh fut plus facile et nous permit de longer le récif en famille, tranquillement à 12m de profondeur, découvrant une fois de plus une multitude de poissons multicolores, de coraux de toutes formes et d’autres créatures toutes plus étonnantes les unes que les autres.

Une semaine en Mer Rouge est un dépaysement garanti, à condition de ne pas se limiter à la bronzette et à la piscine. Malheureusement cette destination très (trop?) courue favorise aussi les abus et hélas nous avons été assez déçus du niveau de service de notre hotel. Nous choisirons mieux la prochaine fois.

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Virée en Gruyère

22 septembre 2008 Laisser un commentaire

La Gruyère est connue mondialement pour le fromage dont elle n’a pas eu la bonne idée de protéger le nom, mais c’est aussi un endroit magnifique où il y a plein de choses à faire. Nous venons d’y passer 3 jours bien remplis.

D’abord, en face du Château de Gruyère il y a le Giger Museum. En 1980, le monde sombre et cauchemardesque de Giger s’est révélé grâce au film « Alien » (le premier, le seul, le vrai, le bon). Mêlant créatures fantastiques, mécansimes destructeurs et références cabalistiques, l’oeuvre de Giger ne respire pas vraiment la joie de vivre mais sa créativité ne peut que fasciner. Au musée on trouvera des oeuvres de très grand format couvrant des parois entières, des sculptures « bioméchanoïdes » dont certaines ont été utilisées dans « Alien » et « La Mutante », et la célèbre salle à manger de Giger, dont la table et les sièges semblent faits d’ossements.

Pour prolonger cette visite indispensable, mais déconseillée si vous êtes un peu dépressif, il faut absolument passer boire un verre (de terre) au Giger Bar en face. Ne pas s’étonner si quelques gothiques peuplent les lieux, il n’y a pas d’autre cimetière en ruine dans le coin.

Changement d’ambiance à l’hôtel Cailler de Charmey, un endroit très calme, propre et au personnel très sympathique. Son principal intérêt est la proximité immédiate des Bains de la Gruyère, un établissement tout neuf, pas très grand mais très bien équipé. L’architecture de l’ensemble est audacieuse. J’aime.

Les petits déjeuners de l’hôtel Cailler sont redoutablement copieux, avec fromage et meringues + crème double au buffet… Nous avons trouvé notre menu de demi-pension « correct mais sans plus ». Un autre repas pris à l’hôtel du Soleil de Charmey nous a plus plu, en particulier les desserts, fantastiques.

Pris sous un brouillard dense, nous avons fui en direction du col du Jaun, découvrant une verte vallée à vaches à crème double de plus. Au village de Jaun, suivant notre instinct nous empruntons une impressionnante route de montagne indiquant « bergrestaurant Ritzli-Alp ». Bonne pioche. Nous découvrons une cabane avec terrasse (pleine) et véranda donnant sur une vue à couper le souffle sur les préalpes fribourgeoises. Et les röstis agrémentés de fromage, d’oeuf ou de jambon y sont absolument délicieux, pour un prix très correct.

Nous ne sommes pas aussi bien reçus le lendemain quand nous empruntons le télécabine « Rapido Sky » de Charmey vers Vounetz, au sommet des futures-ex-pistes (1600 m…) . Un cuisinier désagréable sert des röstis réchauffés, des macaronis d’alpage où le jambon apparait en miettes microscopiques, et refuse d’arroser nos meringues de crème sous prétexte que c’est le boulot de la serveuse, débordée, mais qui parvient à garder le sourire. Rapport qualité/prix digne d’un piège à touriste.

photo de Henri Weisen sur flickr

Retour à Jaun pour le « Schafscheid », le marché aux moutons. La rue principale est encombrée de stands de toutes sortes. Après un petit tour près de la magnifique cascade qui sort du rocher, nous commençons notre shopping : moutarde de bénichon (celle de l’épicerie de Jaun est la meilleure dit-on), cuchaule, crème double, meringues, fromage… de quoi tenir 2 jours de plus en plaine, et c’est déjà l’heure de rentrer.

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Aloan

20 août 2008 Laisser un commentaire

Magnifique concert d’Aloan, le groupe romand qui monte et qui ira loin, ce soir au Parc de la Grange à Genève.

La chaude voix de Lyn M et le percutant Granite ont vite conquis les quelques milliers de curieux, occupant la scène tout au long de 2 heures d’un concert varié, alternant les morceaux soul, trip-hop, tirant rue le rock ou le reggae à l’occasion.

Une excellente soirée pour nous, et aussi pour eux, visiblement heureux voire émus par le succès qu’ils rencontrent enfin, après des années de travail.

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How to be a Megastar ?

1 juin 2008 2 commentaires

Nous les avions vus à Las Vegas, et leur géniale vidéo nous avait transformés en fans au point d’être prêts à aller à Paris les voir, mais le Blue Man Group est venu là, juste à côté, à l’Arena de Genève hier soir nous donner son spectacle « How to be a Megastar« .

le numéro qui a fait leur célébrité (en video ici)

En sortant ravie, Julia nous a demandé comment expliquer à ses copines ce que faisait le Blue Man Group, et c’est bien la difficulté : un spectacle du Blue Man group, c’est une sorte de spectacle de rue géant, un concert de rock humoristique, du mime à percussions et de video au second degré. Ou de mime video avec du rock percutant et de l’humour au second degré, au choix. Bref, une magie assez difficile à décrire avec des mots. En video, c’est plus clair, voici un petit extrait :

A noter qu’à notre grande surprise, toutes les vidéos et textes du spectacle ainsi même que les paroles de certaines chansons étaient traduits en français pour la tournée francophone. Un grand bravo !

En plus, le spectacle d’hier soir a été l’occasion de découvrir en première partie Aloan, le groupe suisse romand qui monte. J’avais entendu « Good Day » sur Couleur3 (petit extrait ici, 3ème morceau), mais c’était trop bien pour que je réalise que ce n’était pas Amy Winehouse : la musique est excellente et la chanteuse remarquable. A suivre !

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L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger.

28 mai 2008 3 commentaires

En cherchant l’origine de ce dicton professionnel qui me semble plus vrai chaque année, je suis tombé sur ce texte qui correspond si bien à ec que je voulais dire sur le sujet que je le reprends tel quel :

Pouvoir négliger est, en technique, une nécessité tout aussi impérieuse que savoir calculer. Mais savoir négliger est un art difficile et subtil qui exige à la fois une connaissance approfondie des phénomènes ainsi que des techniques, et un jugement sûr pour évaluer le degré d’approximation nécessaire, encore compatible avec les buts à atteindre.

L’ingénieur doit savoir que les modèles simples sont faux, mais que ceux qui ne le sont pas sont inutilisables. Entre un perfectionnisme fatal parce que trop coûteux et un empirisme dangereux par son caractère aléatoire, il doit trouver le juste compromis qui satisfait en même temps les exigences de qualité et les impératifs économiques.

Il y des choses que l’on peut calculer, il y en a d’autres qu’il faut estimer ou sentir. L’ingénieur doit être capable des deux démarches et, plus encore, il doit avoir le discernement nécessaire pour faire la distinction entre les deux.

La réalité est toujours plus complexe que la théorie qui tente de la décrire. En effet, pour appréhender cette réalité, on est bien obligé de la simplifier et de la schématiser. Elle s’en venge quelquefois avec malice ou violence, rappelant l’ingénieur imprudent à sa condition d’homme…. Mais souvent aussi, elle se prête à ce jeu et accepte de donner à l’ingénieur la joie d’avoir participé à une création.

Le texte est attribué à un « Ing. E. Juillard » que je n’ai pas le plaisir de connaitre, et je n’ai pas trouvé d’autres sources de l’expression « L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger. » Si vous en savez plus, un commentaire est le bienvenu, merci !

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Surprise : je suis un négociateur !

J’ai souvent pensé que je n’étais pas très bon en négociation. Mais après avoir lu l’article « Etes-vous un bon négociateur ? » paru dans PME Magazine de mai 2008 et surtout fait le test (pas disponible en ligne), surprise : j’ai le profil type du négociateur : sur de lui, déterminé, empathique, le style qui s’applique le mieux dans les nouvelles situations, les nouveaux comptes. Mais les autres styles qui peuvent résulter du test sont plus adaptés dans d’autres situations:

  • Le « comptable » qui s’attache aux détails. Important pour les affaires complexes et la finalisation des contrats ou chaque mot à son importance.
  • Le « conciliateur » s’impose lorsque des rapports personnels sont en jeu.
  • Le « gêneur » peut sembler négatif de prime abord, mais est utile lorsque l’autre partie met la pression.

En cherchant un peu, j’ai trouvé deux tests en ligne :

  • celui-ci a un système de notation un peu compliqué, mais il me semble assez détaillé et distingue 5 styles, un étant le style « principal » (9/9 « Solutions » pour moi…), un autre le style de rechange quand ça ne marche pas (1/9 « Philantrope ») et un troisième correspond au style  auquel on est réfractaire (1/1 « indifférent ») . Ca me semble me correspondre assez bien …
  • celui-ci est très court, parfois pas très clair, et renvoie les résultats par e-mail. En fait, il évalue le nombre de vos réponses qui correspondent aux bonnes pratiques des négociateurs, et si vous n’avez pas un bon score, on vous suggère de prendre un cours…

Ca me fait penser qu’il faudrait que je relise l’excellent livre « Getting to Yes » de Roger Fisher sur ce sujet. Mais voilà, je l’ai prêté à quelqu’un qui ne me l’a pas rendu… Apparemment, il a été traduit sous le titre de « Comment réussir une négociation« , que j’ajoute à la longue liste des livres à acheter …

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